‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 139 sur 208 · Jean Margot · texte numérisé non relu

Jean Margot

iladie avait la reine, le médecin répandit qu'elle tisonnée et qu'elle en mourrait sans qu'on pût y . Et comme le chapelain demandait comment cela ' Jean dit « qu'il croyait que c'était l'évéque de l'avait fait empoisonner. Le dimanche au soir, la mangé une purée : le poison avait dû être mis Ah! Sainte Marie! qui a pu le faire? » s'écria le « Garnier, le neveu de l'évéque, qui a été autrefois son et a la livrée de la reine : toute la semaine il a ville; tous les jours il était ici, et cela ne me plaisoupconne qu'il a été de connivence pour empoigne '. »

t deux jours après -, Ses deux chapelains, qui la rs de sa maladie et qui furent à ses derniers ent convaincus qu'elle mourait empoisonnée : elle mourant, et son visage fut, en plusieurs endroits, vasses J . Autour d'elle, on disaitque c'était l'évéque i l'avait fait mourir parce qu'elle le poursuivait e Jean de Calais et qu'elle l'avait fait chasser du . D'ailleurs il n'y avait que lui qui la haïssait *. ait passé trois semaines à Paris vers Pâques : le éjà que la reine était malade quand il était rentré »se. Il avait laissé a Paris un valet de Tenaille qui >orter des nouvelles de la maladie b . Aussitôt la ; messager partit. Gomme il sortait, au matin, de Biche et de Mouche, à cheval, avec une bannière, aut, un Lombard le rencontra qui le questionna : il s de la part de Tenaille apprendre à l'évéque la ne; il ajouta qu'il serait à Troyes le jour même.

la Tannerie. — Cf. Guillaume de ilolay, Hermand de Ver- Iholomei, Guill. Pastourel.

« sons bonne fête, la reine de Navarre est morte ' !» et : — « Voilà, une de mes ennemies de morte, meurent ainsi tous les u autres - ! »

Pourtant, au milieu de cette joie, les bruits d'empoisonnement qui couraient ne laissaient pas de lui causer quelque appréhension. Il manda près de lui, à Auzon 3 , M* Jean, le médecin de la reine : — « Madame est morte, lui dit-il ; j'en suis fâché. Dit-on « qu'elle a été empoisonnée? » L'évêque était assis ; le médecin, mettant genou en terre devant lui, répondit qu'on le disait à Paris. G nie ha rd lui dit qu'il l'avait mandé pour le garder, comme médecin. Deux jours après, à Troyes, il le prit en secret : — « M' Jean, on m'a raconté que vous aviez dit que la reine avait « été empoisonnée et que c'était moi qui l'avait fait. » Le médecin répondit que non. L'évêque ajouta : — » Comment l'aurais-je « pu faire, étant si loin d'elle? Je ne ferais rien de tel, quoi qu'elle m'ait fait. * »

Tenaille n'était pas moins soulagé que lui : sa grande ennemie était morte II lit grande chère. — « Grâce à Dieu et à Cassiano, u s'écria-t-il, elle est morte ! Elle ne me fera plus de mal ! b »

Contre

a do Blanche d'Artois

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