Arch. départ. Aube, G. 776 (p
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les chapelains de Notre-Dame-aux-Nonnains à remplir leur office 1 ; le 15 juillet 1311, l'évéque de Chartres lui mandait de la part de l'archevêque de Sens de convoquer les chapitres, abbés et prieurs de son diocèse pour un concile provincial qui devait être tenu à Paris à l'Assomption 2 ; enfin, Guichard encourut l'excommunication de son métropolitain, l'archevêque de Sens, pour ne s'être point rendu au concile 3 . Il semble qu'on ait quelque temps privé l'évéque de son sceau : il ne pouvait en Caire usage quand il nomma, le 5 avril 1310, un curé à la paroisse de Pel-et-Der, et dut faire mettre aux lettres de nomination le sceau de l'official de Paris 4 . Mais cette faculté lui fut bientôt rendue, car l'acte du 4 juin suivant est donné sous son sceau 5 .
L'enquête était achevée depuis six mois et l'année 1310 était à moitié écoulée : l'affaire restait pendante. Le pape, à qui revenait de droit le jugement du procès, inquiet de la lenteur de cette procédure, intervint. Le 18 juillet 1310, il adressait du prieuré de Groseau une lettre aux prélats enquêteurs.
« L'information par vous faite étant depuis longtemps close, à ce que l'on dit, nous mandons à Votre Fraternité de nous envoyer l'évéque de Troyes, et, avec lui, ladite enquête, enfermée sous vos sceaux, si elle est achevée ; de nous faire parvenir l'évéque sous bonne garde pour le recevoir selon qu'il le mérite ; et, s'il était nécessaire, nous vous enjoignons d'aller trouver notre très cher fils en Christ, Philippe, roi de France, pour lui parler à ce sujet 6 ... »
Que se passait-il à Paris ? Le roi, ne voulant pas se dessaisir
1. Lalore, Documenta relatifs à V abbaye de Notre-Dame-aux-Nonnains , pp. 139-140. La lettre de l'évéque est adressée à Me Barthélémy, « sigillifero nostro curie nostre Trecensis. »
2. Lebeuf, Hist. d'Auxerre, II, 295, col. 2. — Bréquigny, Table chronol. des diplômes, VIII, 197.