Voy. plus loin, p
répondit à l'archevêque « qu'il ne s'étonnait pas peu d'une « pareille sentence, que l'archevêque n'ignorait pas que l'évêque « de Troyes était, de l'ordre même du pontife, détenu à la cour c< d'Avignon ; il lui mandait donc d'avoir à faire cesser l'effet de « cette sentence et de révoquer tout procès fait à l'évêque en cette « occasion, en sorte que l'évêque n'eût plus à se plaindre par la « suite et que lui-même ne fût point obligé d'en récrire. » (19 avril 1313»).
1. Pièce justif., n° XXI (Reg. Vatican, n° 60, fol. 77, cap. 236).
222 DERNIÈRES ANNÉES DE l'ÉVÊQUE
retour 1 . On chercha à lui faire résigner son évêché, mais Guichard s'obstina,
N' oncques son anel ne vault rendre s .
A la demande d'Enguerrand de Marigny 3 , le pape le transféra à un autre siège pendant qu'il nommait à l'évêché de Troyes, sur la prière du roi de France, Jean d'Auxois, chantre d'Orléans 4 . Le chroniqueur ne dit point que l'instance d'Enguerrand fût favorable à Guichard. Il semblerait plutôt qu'Enguerrand, — qui avait procédé pour la reine à l'inventaire des biens
1 . Après la mort de Jeanne de Navarre, la Champagne avait été de nouveau détachée de la couronne, comme héritage de son fils aîné, Louis le Hutin, celui qui avait poursuivi l'évêque. Le roi de Navarre avait un caractère jeune et même enfantin (admodum puerilis : Contin. de Girard de Frachet, Histor. de Fr.> XXI, 35); il était aussi, comme son père, trop enclin à écouter ses conseillers :
Car trop légèrement il crut...
(Geffroi de Paris, Histor. de Fr., XXII, 164).