‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313) (volume 2)Chapitre 176 sur 208 · Dépos., II, art · texte numérisé non relu

Dépos., II, art

8. Dupuy, Preuves, p. 2tl (art. VII) et p. H2. — Pour lc3 crimes attribués à Guichard, v. la 2° série d'accusations.

2i4 LE PROCÈS DE GL'ICIURD DE TROVES

« et un incorrigible 1 , » dit Nogaret de Boniface; « il disait que la <( fornication n'était pas un péché, sicut nec fricationem « manuum' 2 . » Saisset prétendait aussi que la fornication n'était pas un péché chez les prêtres 3 . L'accusation fut essayée contre Guichard : on prétendit d'abord, comme pour Boniface, qui, travaillé, disait-on, du vice de sodomie, gardait des femmes avec lui 4 , que Guichard, pour couvrir son crime, entretenait une concubine 5 . Mais le grief fut atténué dans sa brutalité, et réduit à une simple accusation d'incontinence et de concubinage 6 .

Après la sodomie, la simonie. Boniface avait été traité de simoniaque manifeste et détestable, qui ne laissait rien d'invendu 7 , et, comme pape, il avait été qualifié de « source et fondement « de la simonie 8 ». Guichard n'avait pas failli à l'exemple : il avait vendu les charges, les bénéfices, les cures, il avait fait des moines et des clercs movennant finance 9 .

Puis l'usure, déjà défendue aux laïques, crime encore plus grave chez les clercs : comme les Templiers, l'évêque s'enrichissait par tous les moyens 10 . Enfin, c'étaient la mauvaise foi dans les engagements 1! , les violences envers les personnes ecclésiastiques 12 ; et, après une récapitulation véhémente de ces vices et de ces infamies ,3 , la conclusion s'imposait que l'amendement

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