KL
Troyes qui reçurent les dépositions des témoins relatives au cérémonial observé lors de l'entrée de l'évêque Jean de Nanteuil, prédécesseur de Guichard; sept témoins oculaires parmi lesquels Thibaut *, évêque de Beauvais,qui déposa par lettres closes sous son sceau 2 , attestèrent que Jean de Nanteuil avait abandonné son cheval au couvent en vertu du droit réclamé par Tabbesse, — droit qui n'était qu'une compensation du gîte pris par l'évêque, — mais qu'il avait toutefois racheté la monture au prix de trente livres 3 . Guichard n'en attendit pas moins deux ans pour reconnaître son tort et s'amender envers le couvent *.
Des difficultés ne tardèrent pas non plus à s'élever entre l'évêque et le chapitre de Saint-Pierre, son église cathédrale, à la suite des abus de pouvoir, des excès et des violences de Guichard.
A l'Exaltation de la Sainte Croix 1300 (14 septembre), Guichard, se trouvant à Barbonne 5 avec sa suite, voulut entrer dans la maison du curé pour y prendre gîte : le curé objecta que l'église de Barbonne, le desservant et le presbytère étaient exempts delà juridiction de l'évêque, et, voyant Guichard entrer de force, monta à cheval pour aller porter plainte au chapitre, sous le patronage et la juridiction duquel, il se trouvait. Mais les familiers de T évêque le joignirent dans le cimetière, le jetèrent bas, et prirent son cheval. Guichard ne déjeuna pas au presbytère, mais il y coucha, et, malgré les réclamations du curé, emmena son cheval, et, de plus, fit saisir ses biens 6 .
Une autre fois, l'évêque fit détruire, on ne sait pour quelle raison, le presbytère de Sogny 7 .