Dépos., II, 22. Lorin
3. lhid. y II, 43, Gautier de la Porte. Pierre de Villy, Cf. Dépos., II, 14, Robin Didier, qui rapporte l'enquête, où il était greffier, à Noël 1300. C'était une enquête secrète : les informations criminelles se faisaient ainsi, sans appeler ceux contre qui elles étaient dirigées (Guilhiermoz, Enquêtes et Procès, p. 102). — M e Pierre de Villy, chanoine de S. Etienne de Troyes, est désigné comme clerc delà reine dans le ms. Bibl. Nat., lat. 9783, fol 15 v° (30 septembre 1298) ; il est encore mentionné fol. 19 v° (0 novembre 1298) ; fol. 85 (12 sept. 1298); fol. 120 (12 juillet 1301) : il était clerc des comptes de la reine. Cf. Cod. cerat. Johannis de S. Justo (Histor. de Fr. t XXII, 509).
4. Arch. Nat., J. 438, n° 4, dépos. de Pierre de Villy : d'ap. lui, l'enquête faite alors sur les faits reprochés à l'évêque se trouvait, en 1308, au moment du grand procès, entre les mains d'Enguerrand de Marigny.
les soupçons '. Survenue au plus fort du démêlé de Guichard et de la reine 2 , quelque temps après un séjour de Tévêque a Paris 3 , n'en semblait-elle pas une conséquence? A tort ou à raison, l'accusation chercha à en tirer également parti : il y eut un procès, fait en la cour de révoque de Paris, contre Cassiano Pétri, « épicier » florentin de la maison de monseigneur Mouche 4 , soupçonné d'avoir empoisonné la reine et d'autres personnes ; et ce procès « prouva » que Téveque de Troyes et certain Lombard, neveu de Mouche et receveur de Champagne, Tenaille, — en butte, comme Guichard, aux poursuites de la reine, — avaient été les inspirateurs de Cassiano 5 . C'est sans doute une pièce distraite du dossier de ce procès que la lettre suivante adressée par l'évêque à Cassiano, l'apothicaire chargé de fabriquer le poison :
G., par la grâce de Dieu evesques de Troies, a son bon ami Quaissain, espicier de Florance, demorant a Paris, salut et bone amour. Comme nos vous heussiens * fait requérir et prier par nostre especial ami et le vostre, Tenaille, d'une nostre besoigne secrète pour celé par qui je suisdeslruiz (quar autrement n'enpuis jeestrevengez), et si vous