‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 116 sur 267 · Prieur de Nesle, Jean Faucille · texte numérisé non relu

Prieur de Nesle, Jean Faucille

4. Les témoignages varient sur la date. Selon Jacques Pilaiz, le fait se serait passé à Saint-Ayoul, devant l'archevêque de Sens, Gilon Cornu.

5. Jean Garnier le jeune. Selon d'autres, il ne s'agissait que de 120, 100 ou même 60 livres.

Mèm. et Doc. de l'École des Chartes.

LES DÉPOSITIOISS

tout ce qu'il avait, mais Guichard lui avait promis de l'indemniser. Le prieur prit la lettre, monta les marches de sa chambre et dit à Robert : — « Suivez-moi, je vais vous payer. » Robert monta avec lui, mais peu après on le vit redescendre tout seul et qui disait en pleurant que le prieur avait déchiré ses lettres et les avait jetées au feu, et qu'il ne lui rendrait rien de son argenté

Vers 1292 ', Robert Tuebeuf, sans ressources, forcé de vendre tout ce qu'il avait, pressé parla faim et n'ayant pas de quoi vivre, était revenu plusieurs fois à Montier-la-Celle demander à l'abbé Guichard « de lui donner de son pain ». Guichard avait répondu : (( — Va-t'en, mon bel ami, je ne peux pas payer une fois tout ce « que je dois ^ ! »

On avait vu encore vers le même temps Marie, veuve de Colin Barbier de Troyes, réclamer à l'abbé 40 livres tournois et deux mesures de froment dont le couvent était obligé vis-à-vis du défunt par lettres scellées du sceau de Félix, prédécesseur de Guichard ; comme elle les tendait au prieur pour les lui montrer, il les prit, les lut et dit : — « Madame la vieille sorcière, est-ce « que vous croyez que je vais payer avec votre sorcellerie les « vieilles dettes de mon prédécesseur ? » Et il déchira les lettres, après en avoir détaché le sceau, et les mit en morceaux. La veuve se mit à crier; elle mourut dans les six mois*.

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