Arr. de Nogent, c°° de Marcilly-le-Hayer
DEUXIÈME SÉRIE I ARTICLE XVII
« les gens de la reine et vous avez dit que j'ai reçu des présents « pour laisser Jean de Calais sortir de prison : ç'a été mensonge » ; « que Noffo m'a répondu : — « Que Dieu m'aide, messire, il a fallu « que je le fisse pour sortir de la prison où j'étais : mais en vérité, (( je n'ai jamais rien su de ce que j'ai déposé ~. » Ce disant, l'évêque donna à chacun de ses familiers une cédule où était écrit ce qu'il leur demandait 3 :
L'an mil CGC et II, le jour que les processions de Paris alerent au Val des Escoliers et disna ou dut disner cet meismes jour madame la rayne a Saint Antoine, si comme on disoit communément aval Paris, vint très bien matin Noffe Dieu parler a monseigneur de Troies a l'ostel de Ocans : et ne estoit pas enquores messires levez. Et endementiers vint Guiz Gavassole : et lors les traist messires a une part en la chapelle dou dit ostel ; et estoient tuit troi en estant, messires en son siège qui esteit faiz par devers les fenestres dessus la voie, tournen son visaige devers Fuys de la chapelle, et li diz G[avassole] et N[offe] avoient les dos tournez devers l'uys. Et lors dist messires a Noffe ces paroles ou les samblables : — « Je me mervoil plus que de riens com- « ment tu quiers et pourchaces, as quis et pourchacié tele deleauté, « telle fausseté et telle traison envers moi et contre moi : car je suis cer- '( tains que tu meismes sez de vérité que je ni ai coulpes, et tout ce as « tu quis et pourchacié a prouver contre faussement et desleaument. »
Leurs^ respondi Noffe : — « Vraiement, sire, je la quis et pour-