‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 15 sur 267 · Henri était mort à Pampelune, le 22 juillet · texte numérisé non relu

Henri était mort à Pampelune, le 22 juillet

3. Edmond, comte de Lancastre, était frère d'Edouard I d'Angleterre.

4. Dona Juana avait d'abord été fiancée au fils du roi d'Angleterre; mais, dès 1275 (mai), le traité d'Orléans fixa les conditions de l'union à intervenir entre elle et Philippe, fils cadet du roi de France, qui devint l'année suivante, parla mort de son aîné, héritier du trône. — Philippe III fit élever la jeune reine avec ses enfants [Histor. de Fr., XX, 495). Cf. la note suivante.

5. Née à Bar-sur-Seine le 14 janvier 1273, elle fut en effet élevée à Pro-

rTUIGIIARD, ABBÉ DE MONTIER-LA-CELLE

était une des plus importantes abbayes champenoises; et, — comme le prieuré de Saint- Ay oui de Provins, — à cause de sa situation aux portes mêmes de Troyes ^ l'autre capitale de la Champagne, elle avait joui de la protection spéciale des comtes 2. Mais, en retour de cette protection, des donations, privilèges et exemptions concédés aux rehgieux pendant la seconde moitié du xii" siècle 3, les comtes de Champagne avaient certains droits qui mettaient l'abbaye sous leur influence et dans leur main. Sans parler du droit de garde ^ le comte avait l'administration des biens conventuels pendant la vacance du siège abbatial jusqu'à ce qu'il en eût fait la remise à l'élu ^ et les religieux ne pouvaient élire l'abbé sans l'autorisation préalable du comte 6, On peut donc croire que l'élection de Guichard, faite dans ces conditions, fut l'œuvre de la reine Blanche dont l'abbé apparaît comme le favori : il l'avait d'ailleurs secondée par les « courtoisies » qu'il avait faites aux principaux de l'abbaye quand il était prieur de Saint- Ay oui, et qui faisaient l'étonnement des moines, tant le prieur paraissait riche

La date exacte de l'élection est incertaine ^ : mais dès 1284, Guichard agit comme abbé de Montier-la-Celle ^.

vins (D'Arbois, ouv. cit., IV, 440). — La châtellenie de Provins était d'ailleurs à ce moment dans la jouissance directe du roi de France pour l'indemniser de ses frais pour l'administration et la défense de la Navarre.

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