Curé de Corfélix
Z. Nicolas de Gorran.
DEUXIÈME SÉRIE : ARTICLE XVII
« punctam ! » Frère Durand étant venu peu après, l'évêque lui parla d'autre chose ^ .
Un matin du carême de 1303, à Saint-Lyé, Jean de Trainel se trouvait chez l'évêque avec ses familiers. Guichard lui dit : — (( Il faut que tu ailles pour moi à Pistoie, outre monts, trouver « Vanne Nicolas ; tu lui porteras des lettres de ma part et tu lui « diras : — On a témoigné contre l'évêque de Troyes que vous « lui avez donné à Pontoise une somme d'argent pour délivrer « Jean de Calais de sa prison 2 : l'évêque vous demande de témoi- « gner que ce fut faux ; car vous savez bien que vous n'avez jamais « donné d'argent à ce sujet. » Jean de Trainel accepta. L'évêque fit rédiger deux lettres : dans l'une il donnait à Jean dix livres à prendre chaque année sur sa bourse à la Saint-Remi jusqu'à ce qu'il fiit pourvu d'une prébende; dans l'autre il concédait à Henri, son père, dix livres de pension annuelle à prendre audit terme. Henri promit à l'évêque de faire tout ce qu'il pourrait pour lui. Jean se rendit avec des lettres auprès de Vanne. Quand celui-ci les eut lues, il dit : — « Je le ferai si tu fais a écrire une bonne lettre par un professeur de lois. » Jean en alla trouver un, lui donna quatre florins et l'amena : Vanne refusa de parler devant lui, mais dit qu'il ferait venir un sien cousin devant qui il parlerait, et que, de ce fait, son cousin aurait neuf florins. Jean les donna : alors il dicta la lettre et Vanne confessa ce qu'on lui demandait devant le tabellion, qui en fit un instrument public. Jean pensa que Vanne avait confessé une chose fausse, parce qu'il n'avait voulu rien dire tant que son cousin n'avait pas eu les neuf florins. L'évêque de Pistoie apposa son sceau à l'acte que Jean envoya à Guichard par son valet^.
L'évêque ne s'en était point tenu là : de concert avec l'évêque