Jean de Hancy
2 Jean de Hancy. , . , •
.3' Jean do Trainel, Jean de Hancy. C'est ici que les deux témoignages se contredisent le plus. Jean de Trainel dit de son côte, sans s expliquer autrement, que Jean de Hancy, après avoir reçu la lettre de 1 -eque ui remit deux cédules de parchemin scellées du sceau de Jean de Calais.
LES DÉPOSITIONS
malade, il Im révéla tout et lui demanda son pardon : le chanoine le lui accorda et protesta encore une fois qu'il n'avait dit que la vente en déposant contre l'évêque, ajoutant que son sceau ne sei^arait guère à Guichard, parce qu'il n'était pas authentique i Cependant Jean de Trainel était rentré en France : il remit les cédules à l'évêque, àTroyes. Guichard envoya chercher frère Jean de Fav, et, trois jours après la Pentecôte, dans un solier où
on mettait les coffres des chevaux sommiers de l'évêque il fit copier à Jean de Trainel, sur les deux feuilles blanches scellées deux lettres écrites sur deux feuilles de papier que tenait frère Jean de Fay : c'était l'écriture du Jacobin. Comme le clerc refusait : a Je veux que tu le fasses, dit l'évêque, et ie ne « veux pas qu on le sache. Si tu n'y consens pas,je ferai si bien « que tu seras fâché ! » Enfin Jean se prêta et transcrivit mot à mot en français sur les cédules ce qui était sur les deux feuilles de papier : c étaient les lettres au roi et à la reine de France ^
Après la mort de Jean de Calais, l'évêque avait encore cherche a corroborer ces fausses lettres en marchandant de nouvelles rétractations de témoins, en provoquant de nouvelles démarches ; même après l'accord avec la reine, il s'était acharné a sa contre-i^reuve.
Jean de Ilancy prétend qu elles lui furent arrachées : l'excuse n'est -uère satisfaisante. - Sur les .rapports de Jean de Hancy avec ï'^v^ue! v pl
1. Jean de Hancy. Richard Potier, clerc, procureur en l'officialité de Troyes, dépose qu'entre Noël et le Carême, con.me il se trouvait rPérouse avec la cour romaine, Jean de Trainel lui montra une cédu'rde pa.chem n assez longue et assez larg-e, qui ne portait rien d'écrit, mafs Lu sceTéë comme une lettre pendante, d'un sceau de cire rouge sur le sceaultaU nnpnmee une figure aux genoux plies, comme celle de Saint-Ét eunè Jean ku dit qu'il avait fait ce que l'évêque n'avait pu faire /ai ix^ a nui autre, que ce sceau était celui de Jean de Calais, et que s" r cettL céd de on pouvait écrire tout ce que voudrait l'évêque Richard reconn. f \ sceau de Jean de Calais qu'il avait déjà vu, cir il avait été en a^ rts ^v : eVcrm^ag^r^' était receveur des revenus delà reiner nIvII::
ment de la main de Jean de Trainel dont ils connaissaient l'écriture.
DEUXIÈME SÉRIE : ARTICLE XVII
Entre Noël 1304 et la Purification de la Vierge 1305 (2 février), Jean de Hancy se trouvait à Pérouse avec la cour romaine, quand Guillaume le Diablat, chanoine de Saint-Etienne de Troyes vint le trouver dans la maison du camérier du pape, q^ù Jean était cité pour prêter témoig-nage au sujet du testament de feu Jean de Calais. Guillaume le prit à part et lui demanda s'il comptait aller bientôt en France ; il disait que Tévèque avait fait sa paix avec la reine, pour 40.000 livres, et qu'en compensation, il devait avoir tous les biens de Jean de Calais - : il demanda à l'ancien écuyer s'il savait quelque chose de ces biens. Jean de Hancy répondit que le chanoine avait, chez une société de Lombards, dite de l'Epine, 300 florins et une coupe de cristal à pied d'or qui avait appartenu au comte Edmond, valant bien 400 florins. Alors Guillaume le pria de se rendre avec Jean de Villeneuve à Troyes, aux frais de l'évéque. Jean de Hancy y consentit ; il arriva à Troyes huit jours aA'^ant le Carême. Guichard lui demanda secrètement d'aller trouver Michelet, le neveu de Jean de Calais, et de le prier de venir chez l'évéque : il promettait à Jean de Hancy un bénéfice de cent livres de revenu. Jean alla à Calais aux frais de Guichard et en ramena Michelet ; ils retrouvèrent l'évéque à Saint-Lyé, et Guichard les retint parmi ses familiers. Huit jours après, il dit à Michelet : — « J'ai été très (( endommagé par ton oncle ; tu as prêté faux témoignage pour la « reine contre moi :je te demande d'aller trouver l'archevêque de « Sens et de lui dire que tu viens de chez la reine, que toi et ton « oncle avez prêté faux témoignage contre moi, et que ton oncle « l'a confessé en mourant. Je promets de te donner la tierce « part de tous les biens que je pourrai avoir de ton oncle et qu'on « m'a attribués en compensation du dommage que j'ai subi à « cause de lui. Jean de Trainel et Jean de Hancy qui sont ici, iront