‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 161 sur 267 · Jean de Trainel · texte numérisé non relu

Jean de Trainel

DEUXIÈME SÉRIE I ARTICLE XVII 167

,c A très haute dame et puissant la rayne de France. » L'écuyer refusa de les sceller et les déchira i .

Trois semaines après Pâques, Jean de Trainel, se trouvant à Viterbe avec Jean de Calais, y reçut des lettres closes : l'évêque priait Jean de Hancy de faire que son maître voulût bien confesser qu'il avait porté faux témoi^niage pour la reine, et d'aider Jean de Trainel à arranger son affaire ; il lui donnerait une prébende ou une cure de cent livres de revenu. L'écuyer répondit qu'il ferait tout ce qu'il pourrait pour levêque. 11 demanda plusieurs fois en particulier à Jean de Calais que, dans le cas où il aurait porté faux témoignage contre l'évêque de Troyes, il le confessât : Jean de Calais répondit toujours qu d n'avouerait rien -. ^

Vers le même temps, un soir, après souper, 1 écuyer avait bien bu et était ivre; Jean de Trainel vint le trouver, et, dans le « chas » de la maison, lui donna trois cédules de parchemin blanches, chacune avec ime queue de parchemin, lui demandant secrètement, de la part de l'évêque, d'y apposer le sceau de Jean de Calais. Le chanoine à ce moment était hors de sa chambre : l'écuyer v entra, et, avec un morceau de cire rouge que lui avait donné Jean de Trainel, scella les trois cédules, et les Im remit. Trois semaines après il s'en confessa à un pénitencier du pape qui lui dit de faire tout ce qu'il pourrait pour ravoir les cédules et les desceller. Il alla trouver Jean de Trainel à Viterbe dans la maison des Mineurs, et lui demanda s'il avait écrit sur les cédules : l'autre répondit que non ; Jean de Hancy se les fit montrer, en prit une et la déchira, mais Jean de Trainel se sauva avec les deux autres, et l'écuyer ne le revit plus outre monts 3. Vers la Pentecôte (17 mai), voyant Jean de Calais très

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