Jean Margot. j „ , x
4. Hermand de Vertus (le 3 avril 1302, d'ap. Guillaume deBolay). b. M« Jean delà Tannerie.
6. «.. et in sanitate nimis se replebat. » ( M« Jean de la Tannerie).
dait quelle maladie avait la reine, le médecin répondit qu'elle avait été empoisonnée et qu'elle en mourrait sans qu'on pût y porter remède. Et comme le chapelain demandait 'comment cela s'était fait, M« Jean dit « qu'il croyait que c'était l'évèque de « Troves qui l'avait fait empoisonner. Le dimanche au soir, la « reine avait mang-é une purée : le poison avait dû être mis « dedans. — Ah ! Sainte Marie! qui a pu le faire? » s'écria le chapelain. — « Garnier, le neveu de l'évèque, qui a été autrefois « dans la maison et à la livrée de la reine : toute la semaine il a « été dans la ville; tous les jours il était ici, et cela ne me plai- « sait pas. Je soupçonne qu'il a été de connivence pour empoi- « sonner la reine »
Elle mourut deux jours après 2. Ses deux chapelains, qui la virent au cours de sa maladie et qui furent à ses derniers moments, étaient convaincus qu'elle mourait empoisonnée : elle (( creva » en mourant, et son visage fut, en plusieurs endroits, déchiré de crevasses 3. Autour d'elle, on disait que c'était l'évèque de Troyes qui l'avait fait mourir parce qu'elle le poursuivait pour le fait de Jean de Calais et qu'elle l'avait fait chasser du Conseil du roi. D'ailleurs il n'y avait que lui qui la haïssait
L'évèque avait passé trois semaines à Paris vers Pâques : le hruit courait déjà que la reine était malade quand il était rentré dans son diocèse. Il avait laissé à Paris un valet de Tenaille qui devait lui apporter des nouvelles de la maladie Aussitôt la reine morte, le messager partit. Comme il sortait, au matin, de la maison de Biche et de Mouche, à cheval, avec une bannière, comme un héraut, un Lombard le rencontra qui le questionna : il allait à Troyes de la part de Tenaille apprendre à l'évèque la mort de la reine; il ajouta qu'il serait à Troyes le jour même,