‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 201 sur 267 · TROISIÈME SÉRIE ! ARTICLE VU · texte numérisé non relu

TROISIÈME SÉRIE ! ARTICLE VU

Enfin, l'affaire de Barbonne dont le dénouement avait été public ^, était connue de tous. C'était à l'Exaltation de la Sainte Croix de l'année 1300. Guichard, avec sa suite, entra dans la demeure du curé, qui était sous le patronage et la juridiction du chapitre de la cathédrale, et exempte de la juridiction de l'évêque. Il entra malgré le curé et dit qu'il voulait déjeuner, bien qu'il n'eût pas droit de procuration et que le curé fût monté à cheval pour signifier le fait au chapitre. M° Jean, curé de Celles 2, et Pierre Bernard de Navarre, familiers de l'évêque, prirent le curé dans le cimetière, le jetèrent à bas de cheval, le traînèrent par le cimetière en lui donnant des coups de poing et en lui serrant la gorge ; le sang lui sortait par le nez et la bouche : il en avait plein les mains ; et les autres disaient qu'ils le maltraitaient ainsi sur l'ordre de l'évêque. Ils lui enlevèrent son cheval et l'emmenèrent dans la maison de Jean Quarrez avec les chevaux de l'évêque, qui déjeunait chez ce dernier. Le curé entra, malgré les familiers de Guichard ; il trouva l'évêque dans une chambre et lui raconta tout ce qu'on lui avait fait et dit : — « Maie chance « leur arrive, répondit Guichard, puisqu'ils ne vous ont pas cassé (( bras et jambes de telle façon que vous ne puissiez venir m'at- « trapper ici ! » Le curé demanda à l'évêque de lui rendre son cheval et de lui faire amender cette injure. Guichard ne lui rendit rien, et lui dit qu'il ne s'en occuperait pas ^.

VIP ARTICLE

Qu^il fit faire un faux instrument sous le seing de Jean Léon'^

(8 témoins)

Vers la fête de la Purification de la Vierge qui précéda la mort de Benoit XI ^, M'' Jean de Langres se trouvant à Rome, où il

Page 1