‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 205 sur 267 · Arrond. de Nogent · texte numérisé non relu

Arrond. de Nogent

LES DÉPOSITIONS

pays, comme Richard Leneveu, évêque de Béziers i, Simon Festu, évêque de Meaux, frère Durand, confesseur de la feue reine ~, M'' Alain de Lamballe, M" Pierre Barrière, M' André PorcheronS, messires Enguerrand de Marig-ny et Guillaume de Plaisians.

Il semblait donc que l'enquête eût recueilli les dépositions partout où elle le devait, dans tous les milieux fréquentés par l'évêque, et qu'on ne pût la taxer de partialité.

Quant aux preuves apportées par ces témoins, si lourdes qu'elle fussent sur certains points, elles étaient moins accablantes que ne pouvait le faire croire tout cet appareil de témoignages. Il n'y avait pas de témoins à décharge ; mais un nombre considérable de témoins ne connaissaient les faits que par ouïdire ^, et d'autres ne savaient rien que depuis le scandale ému par le procès de l'évêque : il semblait qu'on ne les eût produits que pour faire masses Quelques-uns, surtout des ecclésiastiques, des chanoines de Troyes, avaient déclaré, sur beaucoup d'articles, qu'ils ne savaient rien des faits reprochés à l'évêque

Si l'on considère encore que le mode d'interrogation, article par article, d'après un même formulaire, était très propre à suggérer dans leurs traits essentiels les aveux vagues et insignifiants faits dans les mêmes termes par nombre de témoins, on voit que la quantité des témoignages véritablement à charge était en

1. Il avait été auditeur dans la première affaire contre Guichard (v. p. 32).

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