‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 211 sur 267 · Voy. l'extrait de la bulle que nous donnons plus bas · texte numérisé non relu

Voy. l'extrait de la bulle que nous donnons plus bas

2. M'' Nicolas Normand ou de Fréauville, de l'ordre des Prêcheurs, confesseur du roi après Nicolas de Gorran, cousin d'Enguerrand de Marigny, avait été fait, en 1305, cardinal-prêtre du titre de S. Eusèbe ; après avoir été en 1310 délégué par le pape pour examiner les témoins dans le procès de Boniface VllI, c'est lui qui fut, en 1313, chargé de régler le sort des derniers Templiers. Il fît prendre la croix au roi, à ses frères et à ses fils à Paris, à la Pentecôte de la même année. Il mourut à Lyon le -14 février 1323 (Baluze, Vitœ papar. Aven.,l, 636-37; Reg. de Clément V, n<>= 6471, 8971, 9649 ; Hist. lilt., XXIV, 36 ; XXVI, 439).

3. Jean de S. Victor {Histor. de France, XXI, 6b5) : « Tune erant duo « cardinales in Francia, frater Nicolaus Normannus, quondam régis « Francise confessor, et quidam alius, qui de quibusdam negotiis, puta de « Templariis et de episcopo Trecensi, de quo supra, aliquantulum tracta- « verunt. Sedhaec et alla sunt determinationi generalis concilii reservata. » Le concile général de Vienne, convoqué d'abord pour le 1^'' octobre 1310, avait été prorogé, par une bulle du 4 avril 1310 {Reg. de Clément V, n" 6293), au l*"" octobre 1311 (Hardouin, Concil., VII, 1334).

4. Reg. de Clément V,n° 6591. — Peu après, le 18 juin, le pape renouvelait auprès de l'archevêque de Sens une instance du même genre pour qu'il se pressât, à l'approche du concile, de lui envoyer l'enquête contre les Templiers {Reg. de Clément V, no7157).

FIN DE l'enquête ET DÉNOUEMENT DU PROCÈS

Les prélats se hâtèrent de faire rédiger les pièces du procès : ils firent faire la grosse, puis la collation du processus et des dépositions par Jean de Gray et Adam de Montléon', notaires apostoliques, qui avaient, dès le commencement du procès, assisté à l'enquête comme greffiers. Les pièces furent enfin adressées au pape ayec l'assentiment de l'évêque (26 marsl^"- avril 13112).

Il est probable que l'évêque fut alors remis à l'archevêque de Sens par le roi, pour être ensuite envoyé au pape '' : pourtant rien n'est certain sur la manière ni sur la date de la translation de Guichard à la cour d'Avignon.

Le concile de Vienne s'ouvrit enfin, le 13 octobre 1311, et dura jusqu'au 6 mai de l'année 1312. Le roi de France et son fils aîné, le roi de Navarre, assistèrent à la deuxième session de l'assemblée, mais on ne voit point que l'affaire de Guichard de Troyes ait été soumise à ses délibérations. L'importance des

1. Adam de Mon tléon, clerc de l'official de Sens, 22 mars 1300 (Lalore, Cartul. du Paradet, p. 272).

2. Arch. Nat., J. 438, no 7 : « Acta sunt hec annis, indictionibus, mensi- « bus et diebus predictis in dicto processu contentis , excepti[s] collatione « processus et depositionum et transmissione, que fuerunt facte per nos « Aurelianensem et Autissiodorenseni episcopos predictos tam apud Mag- « dinum quam apud Sanctum Argillum, Aurelianensis diocesis, anno « Domini M" CGC" decimo secundum morem patrie, indictione décima, « mense aprilis, diebus veneris, dominica, lune, martis, mercurii et jovis « post festum Annonciationis dominice, — présente nobiscum Adam de « Monteleone, qui predictis omnibus signum suum apposuit, dicto Johanne « de Grayaco, publico notario, qui predictis omnibus processibus et exa- (' minationi dictorum testium interfuerat, tempore collationis et transmis- (( sionis in remotis partibus, sicut intelleximus, agente, propter quod <i signum suum non est predictis appositum, licet in diclis processu et « attestationibus appareant loca vacua in quibus posuisset signum suum si « presens in collatione et transmissione fuisset. — Deus Ecclesie sue, « Pater sanctissime, Sanctitatem Vestram sanam et incolumem conservet « per tempora longiora. »

Le rouleau du processus (J. 438, n" 7) porte en tête : « Facienda est col- « latio, et expedit quod fiât per Adam de Monteleonis, vel présente ipso. »

Gf. la lettre de Jean de Gray au pape pour excuser l'absence de son sceau sur les pièces (Arch. Nat., J. 438, n° 12 ; p. justif., n" XV).

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