‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 212 sur 267 · Voy. plus loin, p · texte numérisé non relu

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FIN DE l'enquête ET DÉNOUEMENT DU PROCÈS

questions agitées au concile, — il s'agissait de la condamnation et de la dissolution de l'ordre du Temple, — le caractère personnel du procès de l'évêque font aisément comprendre qu'au milieu de ce grand débat, la cause de Guichard ait pu être oubliée ou remise.

L'affaire traînait, autant par défaut de preuves i que par la résistance du pape. Il semblait que Clément V enhardi fût revenu de sa complaisance envers le roi, et que, du jour où il avait eu entre ses mains l'évêque et le dossier du procès, il se fût mis du côté de Guichard ^.

Le procès n'était point clos encore en 1313 quand il se termina tout d'un coup, d'une façon inattendue.

La volonté du pape, de par le droit juge suprême en cette cause, avait-elle fait la lumière dans toute cette intrigue; Clément, connaissant ou devinant les haines que cachaient les poursuites, avait-il découvert la calomnie mêlée à ces accusations? Cette année-là, Noffo Dei fut condamné au gibet « pour son crime » , dit le chroniqueur ^ , et pendu à Paris ; il confessa à son heure dernière que l'évêque était innocent

Guichard fut-il délivré par l'effet de ces révélations ? En avril 1313, il était toujours sinon prisonnier, du moins retenu à Avignon. Convoqué par l'archevêque de Sens à un concile provincial, il ne put s'y rendre, fut réputé contumace et excommunié par le métropolitain. Sur la plainte de Guichard, Clément V

\. Jean de Saint- Victor (Histor. de France, XXI, 644) dit qu'on ne put rien prouver contre Guichard : « licet nichil contra eum probare potue- « rint. »

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