‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 214 sur 267 · TROISIÈME PARTIE DERNIÈRES ANNÉES DE L'ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE DERNIÈRES ANNÉES DE L'ÉVÊQUE

Quand on l'eut relâché, Guichard resta à la cour pontificale.

En mai 1313, il approuvait à Avignon, en sa qualité d'évêque de Troyes, une fondation de Nicolas Boutiffart, voyeur de Troyes Le 20 novembre de la même année, par une lettre datée d'Avignon, il reconnaissait que le chapelain de l'autel Notre- Dame, dans l'église de Verdey, avait droit à une rente annuelle d'une mesure de grain et de dix sous tournois petits sur les moulins et les cens de son domaine de Verdey Enfin, le 20 avril 1314, il aurait assisté à la mort de Clément V, décédé à Roquemaure, près d'Avignon 3,

Pourquoi ne rentrait-il pas dans son évêché? 11 lui répugnait sans doute, après le scandale ému sur son nom, après toutes les turpitudes étalées, discrédité, sali par son clergé, par les siens, de revenir dans son diocèse pour y vivre aigri et troublé par la méfiance, en butte aux animosités cachées, appréhendant toujours une nouvelle intrigue où ses ennemis voudraient l'enserrer. Sans doute aussi ses ennemis eux-mêmes, cette cour de Champagne qui l'avait poursuivi si durement, où les deux reines avaient laissé un héritier de leurs rancunes, était opposée à son

1. Boutiot, Hist. de Troyes, II, 17 (sans référence). Nous n'avons pas retrouvé cet acte.

2. Arch. départ. Aube, 7 H. 33, Verdey, n° 7 (pièce justif., n" XXII).

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