‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 215 sur 267 · Boutiot, ibid. (sans référence · texte numérisé non relu

Boutiot, ibid. (sans référence

DERNIÈRES ANNÉES DE l'ÉVÊQUË

retour 1. On chercha à lui faire résig-ner son évêché, mais Guichard s'obstina,

N' oncques son anel ne vault rendre ^,

A la demande d'Enguerrand de Marignj \ le pape le transféra à un autre siège pendant qu'il nommait à l'évêché de Troyes, sur la prière du roi de France, Jean d'Auxois, chantre d'Orléans ^ Le chroniqueur ne dit point que l'instance d'Enguerrand fût favorable à Guichard. 11 semblerait plutôt qu'Enguerrand, — qui avait procédé pour la reine à l'inventaire des biens

1. Après la mort de Jeanne de Navarre, la Champagne avait été de nouveau détachée de la couronne, comme héritage de son fils aîné, Louis le Hutin, celui qui avait poursuivi Tévêque. Le roi de Navarre avait un caractère jeune et même enfantin {admodum puerilis : Contin. de Girard de Frachet, Histor. de Fr., XXI, 35); il était aussi, comme son père, trop enclin à écouter ses conseillers :

Car trop légèrement il crut...

(Gefïroi de Paris, Histor. de Fr., XXII, 164).

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