‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 226 sur 267 · Et plus voulentiers l'en looit · texte numérisé non relu

Et plus voulentiers l'en looit

LE PROCÈS DE GUICHARD ET l'oPIMON

Prins fu et moult vilment mené, De parole et de fait pené :

A Paris fu mis en prison.

On lui metoit sus traison ^ , Tous cas vilains, tous cas obscurs, Dont en la fin fut trouvé purs.

Articles ot et audicteurs ; Ghascun fu ses persécuteurs ^ ; Tesmoingz y ot plus d'un millier.

Ghascun tendoit a ^ lui pillier.

Trestoudis lui aidoit son sens Livré fu Farchevesque a Sens , Qui en sa fort prison le mist ^ Tant que le pappe le requist, Et ses articles et ses fais.

Pour pugnir selon ses méfiais ; Lors fut il a Romme envoyé, De bonnes gardes bien loyé :

La n'eust il mais son bonheur.

Et si fu petit asseur ^ :

Gar le Roy estoit son contraire Jusqu'à la vye du corpz traire.

Et l'Apostole le heeoit Qui a condempner le beeoit.

Peu estoient gens qui ne deissent, Qui de ses fais pai'ler oyssent".

Mais quant le pappe ot vous Ses fais, et ses escripz leus

1. Notre ms. renverse l'ordre de ces deux vers; nous le rétablissons comme dans Tarbé.

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