IX. Item, qu'il est parjures en pluseurs cas
X. Item, qu'il a congneu et confessé qu'il tint en prison Jaque dou Frant, marchant de Florence, pour xij mille livres qu'il devoit au i^oy, et le laissa aler pour deniers qu'il en uot.
XI. Item, que, ou tamps que il estoit prieux de Saint Ayoul dou Val de Provins, pluseurs gens de Provins li baillierent en garde leurs biens pour sauver, pour le fait Pantecouste : et il lambla ^ les biens et mist le feu en la chambre, et dit que tout estoit perdu.
XII. Item que des choses dessus dites il est voirs et commune renonmée au lieu et au pais.
Ce sont li tesmoig atraiz seur les diz articles, ouiz et examinez par monseigneur Denise, chanoine de Faremoustier en Brie, par mestre Phelipe, clerc au baillif de Sanz, et par Noffe Dey, de Florence, l'an de grâce mil IIP et huit, lelandemain de la Saint Andrian, a Troies^.
(Suivent les dépositions ^).
C'étaient donc les vieux ennemis de Guichard, ceux qu'on avait vus depuis huit ans acharnés à [le perdre, qui dirigeaient encore ce nouveau procès, non point comme promoteurs avoués, mais cachés derrière la scène officielle, acteurs d'intrigue et de secret. C'était Noffo Dei, ce Florentin, qui s'était fait, dans l'afTaire de Jean de Calais, l'âme des poursuites, et qu'on retrouvait aujourd'hui, dans une instruction nouvelle, chargé d'établir les preuves qui devaient accabler Guichard. L'archidiacre encore était là, prêt à soutenir de son témoignage, de l'autorité que lui donnait son élévation récente au siège de Meaux^ les
1. Pour ^ amhla (il y a redoublement de la consonne finale du mot précédent).