‹ Le procès de Guichard, évêque de Troyes (1308-1313)Chapitre 100 sur 267 · i" décembre 1308 (Arch. Nat., J. 438, n · texte numérisé non relu

i" décembre 1308 (Arch. Nat., J. 438, n

3. Quarante et un témoins furent interrogés. La plupart furent produits devant les commissaires ecclésiastiques ; leurs dépositions ressemblant à celles qu'ils firent dans la grande enquête, nous n'avons pas jugé utile de les reproduire ici. Nous distinguons les noms de ces témoins dans la table.

4. Simon Festu devint évêque de M eaux le 18 octobre 1308, en plein procès (Table de Robert Mignon, p. 98).

POURSUITE DE l'iNSTHUCTION SÉCULIÈRE

accusations portées contre l'évêque, à fournir aux juges les pièces du procès fâcheusement arrêté en 130i et qu'il avait à ce moment devers luii. En rencontrant ces deux hommes à cette heure, en retrouvant parmi les articles de cette accusation nouvelle les mêmes g-riefs dont l'évêque avait été charg-é jadis au cours de l'affaire de Jean de Calais, on ne peut s'empêcher de soupçonner qu'ils étaient au fond les inspirateurs de cette série d'accusations, sinon les instigateurs du procès tout entier 2.

Sceau de Simon Festu, évêque de Meaux (1310) (Arch. Nat., J. 158, n» 8)

Ainsi, c'étaient les vieilles haines, un temps comprimées, qui se ranimaient contre l'évêque : la mort de la reine de France n'avait été que l'occasion attendue, et le procès qui s'engageait allait être une reprise sur nouveau fonds des anciennes charges abandonnées. Mais, aujourd'hui l'accusation était plus grave et plus compliquée, elle était mieux conçue et devait être mieux soutenue. Ce n'était plus cette fois une intrigue de cour, simple question d'intérêts ou d'influence sourdement débattue entre

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