‹ Le procès de la démocratieChapitre 30 sur 49 · I. IJulletin ci lé, p · texte numérisé non relu

I. IJulletin ci lé, p

désigner les vieilles choses nécessaires et loujours les mêmes, les mobiles éternels de la conduite humaine, qui aiment à se nourrir à chaque pas d'illusions récentes et à dérober leur face mystérieuse sous des masques toujours divers. On peut espérer que le sentiment religieux n'est pas mort au cœur des hommes, et que, sous la forme d'un idéal social vivifiant, patriotisme, socialisme, il peut les faire accoucher de grandes choses encore. On peut espérer que dans une démocratie véritable les incompétents sauront reconnaître la compétence technique des élites, et que de leur côté les élites s'accommoderont des conditions qui leur seront faites; que, ne pouvant façonner la réalité au gré de leurs ambitions, elles inventeront de belles théories pour trouver magnifique l'égalité qui leur aura été imposée. Ainsi — il y a bien longtemps qu'on la dit — de tout temps la sagesse a consisté, ne pouvant faire que tout ce qui est juste soit fort, à décréter que tout ce qui est fort est juste. On peut espérer... — Que Schopenhauer vous entende! dirait M. Lachelier. — Oui, Schopenhauer, et aussi Zeus sauveur, Père des espoirs désespérés.

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