DU NORD, A LACROIX
« fiergues, le 28 mai 1793, Tan II de la République.
« Je reçois à rinstant, cher collègae, la lettre que vous m'avez écrite le 23 de ce mois, sur le reproche qui vous a été fait d'avoit ménagé Tinfâme Dumouriez.
« J*ignore ce que vous auriez pu faire avant notre réunion à Lille; tout ce que je puis assurer, c'est qu'à Lille, vous nous proposâtes des mesures qui, je vous l'avoue, me parurent, ainsi qu'à la majorité de nos collègues, plus rigoureuses que prudentes. Je suis parfaitement convaincu que si nous avions suivi vos conseils, nous eussions tous éprouvé le sort de ceux qui ont été accompagnés par Beurnonville, mais je vous dois la justice de dire que vous rCavez cessé de nous confirmer dans l'opinion où nous étiojis généralement^ que Dumouriez était un traitre et qu'il fallait tâcher de s'assurer de sa personne. Au surplus, les arrêtés que nous avons pris en commun ont été imprimés dans les journaux, et doivent vous servir de justiûcation.
a L. Garmot. »