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Extrait des Notes de Topino-Lebrun sur Fouquier-Tinville.
(Archives de la Préfecture de Police).
(Frmiére feuille)
Plusieurs au moins n'étaient pas dans le cas de la loi.
Les dix du Mans incarcérés.
La guillotine placée. — Les cinquante-quatre chemises ronges. — L^aflaire des cinquante-sept du Luxembourg. •*- Pas en ce moment sur les Carmes. — Citer Petit-Tressin.
Refus d'entendre les déclarations de Westerman sur la Vendée, dans les débats. Savoir quel usage il (Fouquier-Tinville) a fait de celles que son devoir lui ordonnait de recevoir, au moins après le jugement, ce qui, joint avec les vérités que Phélippeau (sic) avait dit, nous aurait épargné le renouvellement de cette malheureuse Vendée.
Les canonniers qui garnissaient le Tribunal, lesapplaudissaments d'alors.
Sa division avec Dumas (i).
Floriau (â) ne Festimait plus, ainsi que Lumière (3), son organe.
La mise en jugement de Westerman sans forme (4). Il Ta fait sortir un instant avec un juge pour subir l'interrogation.
(1) Dumas (René-François)^ président du Tribunal révolutionnaire de Paris. — R.
(2) Probablement Lescot-Fleariot (Jean -Baptiste-Edmond), substitut au Tribunal révolutionnaire de Paris. — R.
(3) Lumière (Jacques-Nicolas), juré au Tribunal révolutionnaire de Paris. — R.
(4) Sans remplir les formalités légales. — R.
N^ayant point accepté }a récasation da juré Renandin, son ennemi, par Camille (i), ce qni aurait oté le nombre 7, déterminé (2).
Sa présence dans la chambre des jurés (3).
Le peuple habitué à voir péiir des députés.
Depuis Taffaire Danton, la digue patriotique rompue, Tinstraotion des affaires négligées.
N'avait point fait venir Pache dans l'affaire de Hébert, et n*avait point, par ce moyen, bien examiné l'affaire de la Vendée, etc., dont les chefs, etc.
Camille (4). — « J'ai ouvert la Révolution, et ma mort va la fermer ».
Danton. — <t J'ai trop servi, la vie m'est à charge. Je demande des commissaires de la Conv. (5) pour recevoir ma dénonciation sur le système de dictature ». — L'a-t-il fait (6)?
Dans un acte d'accusation : a la Faction des alarmistes », langage de Couthon.
N'ayant point profité des renseignements donnés par les affaires pour extirper les factions, etc., agrandi, généralisé son ministère, au lieu de s'attacher à un si grand nombre de chefs d'individu (sic).
L'ouvrage de Philipeau (7) annoncé par une lettre à sa femme sur la Vendée.
(Deuxième feuille)
François-Jean-Baptiste Topino-Lebrand (sie)y âgé de trente et un ans, né à Marseille, département des Bouches-dn-Rhône.
L'activité de Fouquier dans ses fonctions et sa négligence à donner suite aux affaires des grandes conspirations, soit pour en atteindre les véritables chefs, soit pour en extirper jusqu'aux racines qui ne tardèrent jamais à reproduire de nouveaux malheurs
(1) Camille Desmoulins. — R.
(2) C'est-à-dire le nombre de jurés nécessaire pour qu'un Jugement fût valable et légal. ^ R.
(3) Il s'agit toujours de Fouquier. — R.
(4) Desmoulins. ^ R.
(5) De la Convention. — R.
(6) « L*a-t^il fait? » C'est-à-dire Fouquier a-t-il obtempéré à cette demande? *- R.
(7) Son rapport au Comité de salut public ou sa lettre à la Convention nationale. — R.
poar la République, m*a toujours paru un problèuie. Par exemple : dans le projet d'enieyer la Reine de la Conciergerie et, ensuite, lorsqu'on la conduisait au supplice, l'administration de police, influencée par Hébert et Chaumet (sic), aurait dû être autrement examinée, ainsi que Pache, désigné ensuite comme Grand-Juge dans la conspiration Hébert. Même négligence dans Taffaire Ronsin, Monmoro (sic), Vincent, et celle de Vesterman, mis au jugement en violant toutes les formes, relativement à la Vendée; ce qui, joint à ce qu'en avait écrit Philippeau, aurait, à coup sûr, empêché le renouvellement de cette guerre qui déchire encore aujourd'hui le sein de la patrie.
Fouquier ne m'a point paru sans esprit de parti dans l'affaire Danton : s'il n*a point écrit au Comité de salut (1) sur la prétendue rébellion des accusés, pourquoi, lorsqu'il a requis lecture de la loi qui les mettait hors des débats, a-t-il dit dans son préambule : attendu la rébellion des accusés ? Pourquoi, le quatrième jour, s'est-il trouvé avec Herman (2) dans la Chambre des jurés pour les engager à déclarer : être suffisamment instruits ?
Au moins, après ce jugement, a-t-il fait droit à ces mots si importants pour notre liberté : Je demande des commissaires de la Convention pour recevoir ma dénonciation sur le système de dictature (3) ?
Ici, s'était (sic) à la Convention qu'il fallait écrire et non au Comité de salut public.
Camille (4) récusa Renaud in, juré (qui l'avait maltraité pour avoir parlé République aux Jacobins), comme son ennemi particulier et comme un soutien du royalisme alors. — On ne fit aucun droit à cette demande.
La connaissance que j'avais des vues ambitieuses de Robespierre et le besoin d'être utile à ma patrie, me firent observer Fouquier» J'ai acquis la preuve qu'il n'était point agent de ce tyran et qu'il en eût été la victime ; cependant Fouquier a servi la tyrannie (5).
Sur la prétendue rébellion de la société populaire du Mans en
(1) Fouquier a, au contraire^ écrit au Comité de salut public. La pièce est aux Archives nationales. — R.
(2) Président du Tribuual révolutionnaire de Paris siégeant dans Taffaire Danton. — R.
(3) Paroles de Danton. ^ R.
(4) Camille Desmonlins. — R.
(5) Mots rayés : « Ce qu'il a fait contre. Il vous dira ce qu'il a fait contre. » — R,
faveur de Phélippeaux (sic), dix patriotes mis en jagement forent acquittés, aux grandes acclamations da peuple, et la ^guillotine était élevée sur la place de la Révolution tandis qu*on instruisait encore cette affaire. Ces malheureuses victimes des factions ont été incarcérées et tenues an secret même après la chute de Robespierre.
G*est Fouquier qui a fait mettre les chemises ronges sur les cinquante-deux accusés, dans l'affaire de Lamiral (sic) et de la fille Renaud, nullement prévenas d'assassinat.
Le 18 messidor, instruit que le Comité de salut public avait pris un arrêté pour faire juger en vingt-quatre heures cent cinquantesept individus, détenus au Luxembourg, je fus en demander la liste à TAccusa. public à dix heures du matin. Il ne Tavait point encore et il me parut rédiger Pacte d'accusation. Sais^tu, loi dis-je, si Antonelle et Real sont du nombre ? — Non, mais si tu as des démarches à faire, dépêches-toi. — Et Dufoumi ? — Pour les Carmes, pas en ce moment.
II était donc initié dans les projets contre tous les détenus. Je courus au Comité de sûreté générale. Je parlai à Dobarran et Moyse Bayle. Surpris de n*être point instruits par le Comité de salut de cet arrêté^ indignés de cette barbare précipitation pour prononcer sur la vie de cent cinquante-sept citoyens, ils me promirent de convoquer l'Assemblée générale du Comité, de demander TAccasateur public et de mettre un frein à la barbarie. Petit-Tressin, juré au Trib., est témoin de ce fait. Fouquier, de retour des com., entra dans la salle de la Liberté, où l'on dressait les échanffaux (bic) (1), donna à Tirard, huissier, la liste des soixante qui devaient être jugés dans le jour^ à i h. 1/2 du matin, le 19, et dit que les autres seraient mis au jugement en deux fois. Quelle humanité.
Les actes d'accusation m'ont parn outrer, agraver (sic) toujours les charges qui pouvaient être portées contre les prévenus; quelquefois des faits terribles n'étaient nullement fondés sur les pièces au procès, ni sur les déclarations des témoins, et les expressions de faction des alarmistes, etc., inventées par Couthon, me parurent an moins une lâcheté.
(1) Les échafauds pour installer les Juges ou le public, mais non la guillotine. — R.
{Troisième feuille)
Les notes d'Arthur non signées.
Daplain a dit^ lors de la trahison de Dumourier, qu'il n'était pas traître, etc.
Le Comité de surveillance d'Ânet dénonce Lacroix pour avoir recellé {sic) un prêtre réfractaire.
Plusieurs notes et plusieurs lettres.
Voir le Moniteur lors de la Belgique, du 8 mars, sous la présidence de Gensonné.
La déclaration de Miajinski (sic) contre Lacroix et Danton.
Le rapport politique.
Les menées dans la Société du Mans pour Phélippeaux (sic) (la lettre de Garnier de Saintes à la Conv.).
Danton, dans la chambre des aixiusés. — Moi conspirateur? je b.... ma femme tous les jours. — Mon nom est accoté de toutes les institutions révolutionnaires : levée, armée rév., comité rév.. Comité de salut public. Tribunal révolutionnaire ; c'est moi qui me suis donné la mort, eniin^ et je suis un modéré 1
Se rappeler le récit de Legendre sur l'offre que lui fit d'Espagnac de lui laisser 50 mille livres sur sa cheminée, attendu que les sans-culottes qui ne sont pas riches doivent partager fraternellement la bourse de ceux qui ont, etc
Auparavant, la proposition à lui faite de 500 mille L., s'il voulait se charger de lire à la Conv. un projet de finance au fai duquel on l'aurait mis en venant tous les matins le lui expliquer pendant huit jours; son indignation. — 8 jours après, voit Chabot à la tribune pour le lire, le menace, et le capucin escobarde, fait une motion insignifiante et ne parle plus du projet.
Liaison de Julien de Toulouse avec Lafaye, Défieux (sic)^ etc.
Réflexions importantes sur le jugement de Danton, Camille Desmoulins, etc.,
Par YiLA.m-DADBi6Ni (Extrait de sa brochnre intitulée : Principaux événements^ etc., p. 58-73).
Quelles ruses! quel machiavélisme infernal furent employés pour perdre ces infortunés!...
Avec quelle perfidie profonde leurs lâches ennemis, pour parvenir à les sacrifier, pour satisfaire leur basse jalousie, ont surpris la religion du Sénat, celle du peuple!... Avec quelle audace ils se sont joués de tout ce qu'il y avait de plus sainte de plus sacré chez les hommes!...
Que dira la postérité des hommes libres, en voyant les pages accusatrices de l'histoire déplorable du procès de ces fondateurs, de ces pères de la Liberté française, que cent plumes d'airain se sont plu à recueillir dans le silence?... Leur mémoire a déjà franchi l'espace immense qui la séparait d'elle!... Elle vient, escortée des siècles et de la vérité, graver sur le front de leurs assassins, le trait ineffaçable de la haine de toutes les générations des hommes libres!...
Je vais ici consigner deux faits, pris au hasard dans une foule d'autres, qui seuls seront plus que suffisants pour ne laisser aucun doute sur ce que j'avance, et auxquels je déûerai tous les machiavélistes et leurs ennemis de pouvoir répondre.