‹ Le procès des ministresChapitre 101 sur 151 · Documens inédits communiqués à l^auteur · texte numérisé non relu

Documens inédits communiqués à l^auteur

Aux approches du procès , l'agitation augmentait dans Paris. Elle se traduisait par les manifestations bruyantes de la rue, les placards séditieux, par des scènes de violence aux théâtres, dans les écoles, aux portes des deux préfectures, où les ouvriers sans travail allaient demander de l'ouvrage et du pain. Si l'on ajoute à ces symptômes d'un état révolutionnaire menaçant, la détresse des affaires, la multiplicité des faillites, la crainte de la guerre, l'audace de la démagogie, un mécontentement général, l'on pourra se rendre compte de la physionomie de Paris au moment où les anciens ministres de Charles X allaient comparaître devant leurs juges.

Le 10 décembre, à sept heures du matin, M. de Polignac et ses collègues, à l'exception de M. de Ghantelauze, que son état maladif retint à Vincennes jusqu'au soir, furent transférés, sous la protection

Page 1