LETTRES DU ROI A M. C. PERIER
(Extraits.)
« 23 octobre 1830.
(( Je voulais vous témoigner mes regrets de n'avoir pas pu vous parler ce soir, comme je le désirais vivement. Vous avés (sic) vu ce qui m*en a empêché. Je vous aurais dit ce qu'il serait trop long et trop difficile, même impossible de vous écrire, surtout ce soir, où je me sens fatigué au physique et au moral. Pourtant, avant tout, il faut faire son devoir et sortir d'une position qui n'est pas tenable et d'un tourment qui ne l'est pas davantage. Je disais à M. Laffltte que je ne sortirai pas demain avant deux heures et demie, mais il faut que je vous voye tous les deux, et si vous avés besoin que je ne sorte pas du tout pour vous recevoir plus tard, je vous ferai bien volontiers le sacrifice de ma promenade
{Paraphe.) «Ce samedi 23 octobre 1830, à minuit. »
« 24 octobre 1830.
« Je sèche sur pied d'ans mon impatience d'en finir. Mon espoir est en vous. J'ai là M. Thiers qui sort de
chez M. LaiBtte et qae je vous envoie au plus vite. Je crois que tout se peut bien arranger, mais venés {sic) me voir le plus tôt possible.
(Paraphé).
« Ce dimanche 24 octobre 1830, à 9 hearos et demie. »
« 27 octobre 1830.
(( Je sèche d'impatience de vous voir, car c^est de vous que tout dépend pour nous tirer de l'embarras où nous sommes. Il faut que nous causions avant le conseil. Venés me voir le plus tôt que vous pourrés {sic).
(Paraphé), « Mercredi 27 octobre 1830, à 9 heures et demie. i>
30 octobre 1830.
(( Vous êtes bien sûr de toute la peine que m*a fait le résultat de la dernière réunion d'hier. J'avais emporté à Neuilly une espérance de vous conserver que j'ai vivement regretté de perdre à mon retour et j^étais pressé
de vous le dire
(Paraphé), « Samedi matin, à 8 heures et quart, 30 octobre 1830. »
« 2 novembre 1830.
« Vous savez que c'est avec •bien du regret que je vous ai vu décidé à vous éloigner du conseil, mais j'ai
voulu VOUS le témoigner de nouveau après avoir signé Tordonnance qui organise le conseil sans vous. Croyés {s c) que je vous aprécie (sic) comme vous le mérités {sic)j que je désire vous revoir souvent et vous témoigner tous mes sentimens pour vous.
{Paraphe).
• Ce mardi 2 norembre 1830. »
(Voir page 258.)