AU ROI
26 décembre.
« Sire,
« Votre majesté m'a dit hier soir que Pobjet de notre conversation devait être terminé aujourd'hui. J'ai vu MM. Laffîtte et de Montalivet. Ils m'ont parlé de l'amendement que le président du conseil comptait proposer. Mais, sire, vous savez bien qu'il ne détruit pas les objections que j'ai pris la liberté de vous soumettre. J'ai dit à M. de Montalivet que je me regardais comme ayant donné ma démission et je pense qu'il aura donné ses ordres en conséquence. Cependant je crois devoir le répéter au roi, parce que le général Garbonel et mon ûls ayant suivi mon sort, ainsi que l'aide-major général Tracy, il faudrait que les ordres fussent donnés pour le service de demain. Croyez, sire, que le devoir que je
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crois remplir m'est plus pénible qae je ne pois l'exprimer. (Test aojonidlioi pios qae jamais que j'ai besoin de joindre à Thommage de mon re^iect celai de mon profond et inaltérable attachement >
Le roi fit à cette lettre nne réponse pleine de regrets et d'^;ards. Mais il déclarait nettement it IL de Lafayette qo'après tant d'efforts impaissans pour changer une résolution qu'il devait désormais considérer comme irrévocable, a il allait prendre des mesures pour que le service ne fût pas interrompu et pour remplir le vide qu'il aurait tant voulu prévenir et qui lui faisait tant de peine. »