‹ Le procès des ministresChapitre 15 sur 151 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

pairs, et qui, disoDS-le dès à présent, à leur honneur, purent du moins sur ce point protester victorieusement d'une innocence que les documens déposés aux archives de France ont démontrée depuis.

Nous esquissons à grands traits la physionomie de ces heures troublées, prologue du drame solennel qui les couronna, et nous n'insisterons pas autrement sur les difficultés qui se dressaient de toutes parts devant le ministère Polignac, provoquées en quelque sorte par lui, sur les incidens de tous les jours, les troubles qui éclataient par toute la France, les acquittemens des journaux qu'il déférait à la justice, les nominations maladroites, les actes imprudens, les mille symptômes qui trahissaient son incapacité, ses préoccupations et son impopularité. Ce que nous avons dit suffit à démontrer combien faible, précaire, menacée, était sa situation quelques mois après son avènement. C'était, qu'on nous passe le mot, une situation de guerre.

Elle s'aggravait encore des dissentimens qui régnaient dans le conseil. A peine en présence au

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