‹ Le procès des ministresChapitre 14 sur 151 · Archives natioDalea · texte numérisé non relu

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li LE PROCES DES MI3I1STRES.

poursuites exercées par la justice forent raines. Elle ne pat décoorrir les criminds ni mettre nn empêchement aox crimes. On eât dit qu'une haute et mystérieuse complicité courrait les coupables. Les populations exaspérées s'armèrent afin de courir sus aux incendiaires. Elles ne panrinrent pas à les atteindre. Quelques yagabonds qu'en arrêta n'étaient évidemment que des iastrumens dociles i des ordres venus d'ailleurs et dont ils refusèrent de nommer les auteurs. Pour mettre un terme i cette machination,

dont le secret n'est pas encore révélé aujourd'hui, il ne fallut rien moins que l'envoi de deux régimens de la garde royale dans les contrées que les incendiaires avaient choisies comme théâtre de leurs sinistres exploits.

L'impopularité du cabinet était telle que la sincérité de ses efforts pour arrêter le fléau ne rencontra que des incrédules et que l'opinion l'accusa de l'avoir propagé lui-même, afin de justifier par avance les mesures de réaction doot on lui attribuait le dessein. Les incendies de Normandie devinrent aux mains des ennemis du gouvernement un grief aussi grave qu'immérité, assez grave pour que plus taid les commissaires de la chambre des députés aient pu le relever contre les ministres traduits à la barre de la cour des

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