Né à Francfort en 1792, mort à Paris en
4. Né à Cayenne en 1789, mort en 1863. Il était Taide-de-camp du duc d'Angoulême et exerça au ministère de la guerre les fonctions de directeur du personnel et ensuite celles de secrétaire-général. Sous le gouvernement de juillet, il resta en disponibilité.
lité qu'ils assumaient sur eux et plus encore par le péril auquel ils exposaient la monarchie dans le but de la sauver. Ils votèrent tous cependant, même ceux qui avaient combattu avec le plus d'énergie les projets de M. de Polignac. Ils votèrent afin de ne pas paraître abandonner le roi. Â cette heure décisive, pendant laquelle ils engageaient leur tête, le prince de Polignac surprit un mouvement du baron d'Haussez qui regardait avec angoisse autour de soi : « Que cherchez-vous? lui demanda-t-il. — Le portrait de Strafford, » répondit le ministre de la marine.
Le lendemain, les ordonnances furent présentées, au nombre de quatre, à la signature du roi. La première suspendait la liberté de la presse; la seconde prononçait la dissolution de la chambre, au moment même où les députés recevaient leurs lettres de convocation pour le 3 août; la troisième créait un nouveau système électoral qui réduisait à 258 le nombre des représentans ; la quatrième enfin convoquait les collèges électoraux pour les 6 et 18 septembre, et les chambres pour le 28 du même mois. Ces ordonnances étaient suivies de plusieurs nominations par lesquelles d'anciens fonctionnaires sacrifiés sous le ministère de M. de Martîgnac reprenaient leurs emplois, et précédées d'un long rapport