‹ Le procès des ministresChapitre 36 sur 151 · Né à Châtillon-sar-Seioe en 1774, mort à Venise en · texte numérisé non relu

Né à Châtillon-sar-Seioe en 1774, mort à Venise en

2. Né à Estarget (Pyrénées-Orientales), en 1786, mort en 1853. Il fat admis à yingt-trois ans à TAcadémie des sciences et chargé en môme temps d'un cours à TÉcole polytechnique. Il fut jeté dans la politique en 1831 comme député de son département natal, et, par la constance de son opposition, acquit une popularité qui le désigna en 1848 pour être nommé membre du gouvernement provisoire. Dans ce poste, il fut un vaillant défenseur de bi conservation sociale et lutta pour Tordre, que son parti n'avait pas peu contribué à troubler.

militaire, serai obligé de faire tuer pour des actes que j'abhorre et pour des personnes qui depuis longtemps semblent s'étudier i m'abreuver de dégoûts. » Dans cette matinée, M. de Polignac recevait au ministère des affaires étrangères plusieurs personnes venues pour le féliciter de son courage^ et parmi elles, M. de Genoude ^, rédacteur en chef de la Gazette de France^ qui ne contribua pas peu à encourager les lamentables illusions du président du conseil auxquelles Paris, pendant ce temps, s'apprêtait à infliger un sanglant démenti. Les citoyens ne manifestaient pas encore la volonté de s'opposer par les armes à l'exécution des ordonnances, mais ils exprimaient leur indignation et leurs craintes. Les industriels parlaient de renvoyer leurs ouvriers et de fermer leurs fabriques. Dès l'ouverture de la Bourse, la rente subissait une dépréciation de A francs. Les écrivains attachés aux feuilles d'opposition se réunissaient aux bureaux du National. Après avoir pris l'avis de plusieurs jurisconsultes, ils chargeaient M. Thiers' de rédiger une protestation qu'ils signèrent

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