‹ Le procès des ministresChapitre 72 sur 151 · LIVRE PREMIRR · texte numérisé non relu

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cherchait à éviter toute discussion avec ses collègues et même à fuir leur compagnie. Déjà, se manifestait son antipathie pour M. de Polignac, laquelle ne fit que croître tous les jours jusqu'à sa sortie de Ham et qui lui faisait dire de l'ancien président du conseil : Cl C'est un capucin indigne d'être un martyr. »

M. de Polignac seul continua à se montrer tous les jours, prenant môme plaisir à interroger les gardes nationaux et à se faire répéter par eux ce qu'on disait de lui dans Paris.

Le 9 septembre, les anciens ministres furent interrogés de nouveau ; mais cette fois, comme on va le voir, l'interrogatoire se fit plus précis qu'il ne l'avait été le 28 août et serra les événemens de plus près. D'ailleurs quelques jours avant, M. de Polignac, allant au-devant de certaines questions, avait écrit à la commission de la chambre des députés, afin de s'expliquer sur divers points touchés dans sa première entrevue avec les commissaires, et de démontrer que, durant les trois journées de combat, il n'avait donné aucun ordre. C'est l'esprit de cette lettre qui reparaît dans les lignes qu'on va lire.

D. Qui a conseillé au roi la formation du ministère du 8 août?

R. Je n'ai qu'une réponse à faire. J'ai été appelé comme ministre par le roi.

D. Qui a conseillé et rédigé le discours de la cou-

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