‹ Le procès du baiser; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 15 sur 35 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

{^Onvoit nu fond passer des valseurs. Quand le chœur est fini , Mina et Alfred se séparent de la chaîne qui se continue encore quelques instans.)

CHOEUR

Air de la valse de Léocadie.

Passons , Valsons.

Le plaisir rapide Nous guide Encor.

Prenons notre essor.

MINA , ramenant Alfred.

En voilà assez... en voilà assez... Je n'y vois plus , ma tète se trouble... ines yeux sont éblouis... et mon cœur bat avec une rapidité. {S'asscjant. ) Ah ! je n'ai plus la force de me soutenir.

ALFRED

Vous valsez comme un ange.

MINA

Adieu , monsieur, je vous remercie , adieu. *

ALFRED

Comment , vous me renvoyez ?

MINA

Mais ne deviez-vous pas partir après la valse?... J'y comptais... c'est à cette condition que j'ai accepte... Ma tante n'aurait qu'à venir... j'ai besoin d'être seule pour rappeler mes idées... C'est e'tounant, j'ai souvent valsé avec mes jeunes amies , mais jamais...

ALFRED , s'asscyant à coté d'elle.

Etes-vous indisposée? dois-je appeler quelqu'un?

MINA

Oh! non... non... cela va se passer, surtout quand vous ne serez plus là.

ALFRED

Puisque vous l'exigez, je me retire, en emportant un bien doux souvenir du bonheur que je dus au hasard.

IVIINA.

Et moi aussi, je me le rappellerai long-temps.

ALFRED , à part.

Elle est d'une ingénuité charmante.

INIIKA.

Eh bien î monsieur, vous restez auprès de moi ? Ah I tenez , éloignez-vous ; ma tante avait raison , le bai a des dangers.

Alfred.

Ainsi , vous regrettez d'avoir satisfait un innocent désir ?...

MIKA

Pas autant que je le devrais...

ALFRED, l'embrassant.

On ne peut être ni plus naïve, ni plus jolie!

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