‹ Le procès du baiser; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 18 sur 35 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

MADAME ROMARIN , MINA

MADAME ROMARIN

Qu'ai-je entendu, Mina?

Hélas! excusez moi; un étranger... ma tante, il était si aimable !

MADAME ROMARIN

Ah ! bon Dieu ! qu'est-ce que cela m'annonce !... Eh bien I cet étranger...

MINA

M'a suppliée de faire un tour de valse , et ses manières étaient si distinguées, si pressantes, que je n'ai pu refuser.

MADAME ROMARIN

Je respire!... C'est une légèreté, sans doute, de ta part, mais je trouve que monsieur Michel a pris bien vivement cette étourderie.

MINA

Il est arrivé pendant que ce monsieur prenait congé de moi...

MADAME ROMARIN

C'est un petit mouvement de jalouïjie , cela se passera.

MINA , inquiète.

Mais, ma tante, comme il arrivait, l'étranger... je ne sais comment cela s'est fait... m'a embrassée.

MADAME ROMARIN

Ah! qu'allons-nous devenir! Comment, mademoiselle, vous vous exposez à de pareilles aventures !... Un inconnu!

MINA

En vérité, il n'y a pas de ma faute.

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AiB : yi f-'<^§^ heureux de quatorze ans. Je sais quel tort fait un liaiser, Je sais que l'honneur nous commande , iMa tante , de le refuser Lorsqu'un étranger le demande.

Mais aujourd'hui vous voyez bien Que son audace est mon excuse.

Quand on ne nous demande rien , Comment voulez-vous qu'on refuse ?

MADAME ROMARIN

Vraiment, je ne sais qvie lui dire... impossible de la gronder... C'est ma faute, si je ne l'avais pas quittée !...

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