SCÈNE XV
Les MEMES, PETERSTHAL, MICHEL.
PÉTERSTHAL.
Il ne manquait vraiment plus que cela pour compléter ma mauvaise humeur.
MADAME R0MARI]V
Alil monsieur Pétevstlial, pourquoi me suis-je avisée de venir à votre fête !
PÉTERSTHAL.
Ah! madame Romarin, pourquoi me suis-je avisé d'en donner une !
MADAME ROMARIN
Pourquoi aussi recevoir des gens dont on n'est pas sûr?
PÉTERSTHAL.
Pourquoi aussi danser quand on a votre âge?
Mou oncle , la chose est connue je l'ai confiée à une vingtaine de personnes, sous le secret, il est vrai, mais je uis bien sûr que cela va se répandre.
MADAME ROMARIN
Vous aviez bien besoin de faire tant de bruit! puisque vous étiez seul, cela se passait en famille.
MICHEL
Bien obligé.
PÉTERSTHAL.
Enfin, cela te fait manquer un mariage très-avantageux... xme femme que tu aimes.
MICHEL
Mon oncle, on n'est pas maître de ces mouvemens-là. . . et puis je ne veux pas qu on me montre au doigt.
MADAME ROMARIN
Allons , puisque le mal est fait, il faut le réparer... Qu'on cherche à l'instant le coupable et qu'il épouse.
PÉTERSTHAL.
Je cesse d'être oncle pour devenir magistrat ; mademoiselle vecoimaîtra sans doute cet étranger... Va-t'en, Michel,
dire dans le bal qu'on a dérobé quelque chose : comme je ne reçois que d'honnêtes gens , tout le monde viendra pour se justifier, et Mina pourra nous désigner l'audacieux.
MICHEL
Vous me faites jouer là un singulier rôle... Mais enfin, si j'y perds une dot, je ne veux pas y gagner un ridicule.
MADAME UOMARIK.
Monsieur Pétersthal , si on ne le trouve pas , voilà ma nièce deshonorée !... Aidez-moi, je vous en supplie ; qu'on le trouve , qu'il se marie , sauf à divorcer après.
PÉTERSTHAL.
Reposez- voiis sur moi , madame Romarin.