‹ Le procès du baiser; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 33 sur 35 · MICHEL, PÉTERSTEAL, MADAME ROMARIN, ALFRED · texte numérisé non relu

MICHEL, PÉTERSTEAL, MADAME ROMARIN, ALFRED

MliXA.

IPétersthal entre le premier, madame Romarin ensuite. Alfred donne la main a Mina.)

PÉTEUSTHAL.

Victoire I victoire I Mina est vengée !

ALFRED

Il ne me reste plus qu'à signer un acte nécessaire au bonheur de madame la^cpmtesse de IMalzen.

Oui, le consentement au divorce.

MADAME ROMARIN

Je suis pourtant la tante d'une comtesse I

'^J'p • MICHEL.

■J^tmoi je serai son mari... ; ^'''-}}

■ K . -ptiEnsTnÂ.!., piésentant un papier à Alfred. '■'■

-•'S^oici cet acte.

-'■J ■: ■ MICHEL, lui présentant la lettre.

Ali!., et voici une lettre.

ALFRED, (jui a ouvert la lettre. vivement. De mademoiselle de Muldorf !

{Il lit.)

MINA

De celle qui doit être sa femme !

MICHEL

Mais j'y pense... nous sommes là comme des ignorans... tranchons le mot, comme des inibccille à faire et à casser <ies mariages.

MADAME ROMARIN

Eh î bien... après.

ALFRED, à part.

Ah! diable, voilà qui change bien les choses.

MICHEL

Tous êtes des femmes, vous croyez que cela se pratique comme ça ; mais mon oncle, qu'on n'a pas mis en place pour faire des bêtises , à ce que je présume du moins , doit savoir qu'on ne séparera pas les époux s'ils n'ont pas des torts graves à se reprocher mutuellement.

PÉTERSTHAL.

C'est juste.

ALFRED , après ai>oir lu la lettre.

Oui, monsieur Michel a raison, on nous demandera des torts.

MINA, à Alfred.

Il ue vous coûtera pas beaucoup d'en avoir de nouveaux envers moi.

PÉTERSTHAL.

Allons, allons, quand on est convenu de se détester, et qu'on est marié, ça va tout seul, je vais verbaliser.

[Il va a la table.) MADAME ROMARIIV.

Qu'est-ce qui va avoir le premier tort?

MICHEL, à Alfred.

Un homme galant doit céder le pas aux dames.

ALFRED , à Mina.

Alors, madame la comtesse...

MIKA, à Alfred.

Non... je préfère qu'ils viennent tous de vous.

MADAME ROMARI?*.

Cette douceur est très-déplacée , ma nièce ; on vous a réunis pour une séparation.

Ah ! une idée î que mon cousin , monsieur le comte , réponde à la lettre de mademoiselle de Muldorf... cela donnera de la jalousie à sa femme... Aussitôt, brouille dans le ménage , incompatibilité d'humeur , et cœtera , et cœtera.

ALFRED

Il est inutile que j'écrive.... on sait tout ce qu'on peut dire à une femme....

Mi>"A , piquée.

Qu'on aime I... Je m'en rapporte à vous !

MADAME ROMARIJV.

Et ma nièce vous avouera à son tour qu'elle aime son cousin Michel.

MICHEL

Présent I

ALFRED

Je le savais !... et je m'en félicite I

MICHEL

Et moi aussi, je m'en félicite.

PÉTERSTHAL.

La dispute va venir !

ALFRED

Je ne demande plus qu'une chose: c'est d'entendre ma femme me répéter qu'elle aime monsieur Michel. MADAME ROMARIN, avec joie.

Répète ! répète ! ma chère comtesse. ( Regardant Mina.} Ah î mon Dieu ! ma nièce est tout en larmes I

ALFRED , à part.

Il se pourrait?

MINA , bas à sa tante.

Ah ! ma tante , ne lui dites rien !...

ALFRED

Je vois ce qui cause sa peine... Monsieur le bourgmestre et vous surtout, monsieur Michel, votre présence l'inlimicle , et je ne puis devant vous la contraindre.

PÉTERSTHAL.

Quoil monsieur le comte I...

ALFRED , montrant l'appartement de madame Romarin. Ici près, vous serez à même de paraître quand il en sera temps.

MICHEL

C'est juste... Nous paraîtrons quand la querelle sera bien en train.

MIKA , à part.

Que fait-il donc ?

MADAME ROMARIN , à Alfred.

Comment , vous les renvoyez ?

ALFRED

Non , je les prie de s'éloigner...

[Michel et Pétersthal entrent chez madanie Romarin.) MADAME ROMARIN.

Dans le fait, pourvu que je reste...

Alfred , rei'enant auprès de la tante.

Et quant à vous , madame , je compte sur votre complaisance....

Plait-il ?

MINA, à part.

Est-ce qu'il va mettre ma tante ii la porte , à pre'sent?...

ALFRED , à madame Romarin.

Elle est ma femme , et c'est le seul moyen d'en finir.

MADAME ROMARIN

Eh bien! c'est à ma nièce à décider si je dois me retirer.

MINA , à sa tante.

Ma bonne tante , si c'est le seul moyen ?

MADAME ROMARIN

Tu le veux? mais songe qu'il y va de ton honneur'.... une bonne querelle... à ta place , j'irais jusqu'au geste.

[Elle montre sa chambre.)

ALFRED, lai présentant la main.

Pardon , de vous interrompre.

[Il la conduit a la porte.)

MADAME ROMARIN, à part ^ en sortant A sa place , quel soufflet!...

ALFRED

Donnez-vous la peine d'entrer.

( Madame Eomarin entre.)

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