SCENE PREMIERE
ALFRED en habit de voyage, puis GEORGETTE.
ALFKED. Il sonne.
Ah ! ça , mais on ne peut donc parler à personne dans cette auberge?... Pas une servante qui veuille entendre deux paroles... Tous les gens que j'appelle se sauvent sans me répondre.
GEORGETTE
Dam', monsieur, aussi vous arrivez justement un jour de remue-ménage; monsieur le bourgmestre a loué tous les salons pour un bal , on est à table dans ce momentci , et...
ALFRED , vwement.
Je vais le payer, son bal , et trois autres avec , si l'on veut ; mais qu'on me serve, ou du moins qu'on m'écoute !
GEORGETTE
Eh bien ! je vais vous écouter, moi , monsieur, mais ne vous fâchez plus.
Non , vous êtes trop gentille pour ça , ma petite , et vraiment , je ne me plaindrais plus de l'abai^don auquel on me condamne , si vous vouliez le partager un moment.
GEORGETTE
Tous les messieurs qui, comme vous, viennent en chaise de poste , me disent de ces choses là, mais »? n' ""is pas att<*ition , parce que, voyez-vous ^ Georgette Fn.^cK n'écoutera les complimens que de celui qui voudra l'épouser, et comme vous êtes comte , d'après ce que disent vos domestiques, que vous êtes riche, à en juger par votre voiture et votre dépense , vous n'avez pas , sans doute , l'intention de me demander en mariage.