JUGEMENT
Jugement du Procez entre le Père Girard et la Dlle Cadière. (A la fin) : Relation abrégée de ce qui s'est passé à Aix le jour du Jugement.
S. 1. n. d. — Grand placard in-folio, imprimé d'un seul côté. (Justification du texte: 0,450x0,337.)
Cette affiche se retrouve dans la plupart des recueils, mais en un in-folio plus petit. (Justification du texte: 0,266x0,175).
II y eut deux tirages de cette pièce. Dans le premier tirage, on avait imprimé : // serq. dit, formule insolite. Aussitôt on donna l'ordre de supprimer tous les exemplaires parus, et de procéder à un nouveau tirage où l'on remplaça ces mots par : Dit a été.
La première formule n'était en usage que dans les Justices inférieures, mais dans les Justices supérieures comme les Parlements, on ne se servait que de la seconde qui indiquait le caractère de supériorité!
Ce document, qui résume en somme toute l'affaire qu'il termine, nous a paru trop curieux, pour que nous hésitions à reproduire ici, la partie qui explique, non seulement, le jugement qui, comme nous l'avons déjà écrit, ne satisfit, personne, mais qui, encore, nous fait connaître le nom des juges avec leurs opinions :
Il s'en fallut donc d'une seule voix pour que le Père Girard ne fut condamné au feu. (80).
Les deux frères Cadière furent mis à l'unanimité hors de Cour.
MM. Chaudon, avocat, et Aubin, Procureur de la Demoiselle Cadière, contre qui « les Gens du Roy » demandaient « Décret et Prise de Corps » furent également mis hors de Cour.
(80) Il ne pouvait pas être brûlé, assure Barbier, dans
« Journal »; l'anagramme de son nom lui prédisant que l'on le
sortir de prison pour lui éviter le bûcher. Ce chroniqueur aurait-il fait allusion au quatrain suivant :
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Jean Baptiste Girard, Abi pater ignis ardet, Allez-vous en mon Père Car le feu brûle .
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