‹ Le procès Pache (extraits du dossier)Chapitre 10 sur 66 · LE PROCES PACHE XI · texte numérisé non relu

LE PROCES PACHE XI

La première est une lettre de Pache aux départements qui voudraient faire marcher une force armée contre Paris (en date du 22 juin 1793). Il exalte la sainte insurrection qui a sauvé la France de ceux qui tendaient à la fédération ; il montre que les départements ont les mêmes vœux que Paris : une constitution, la souveraineté du peuple, la conservation des propriétés, l'ordre et la paix, la défaite des ennemis de la République.

Viennent ensuite des lettres : 1° aux districts du département du Calvados pour les détourner de leur pi'ojet de défendre le passage des approvisionnements destinés à Paris; 2° au conseil général du département du Pas-de- Calais pour le remercier de son adhésion aux principes de la Commune ; 3° une adresse des républicains de Blois aux Parisiens qui ont sauvé la patrie; 4° la réponse du maire de Paris qui les remercie et affirme avoir voulu sauver la République « en la débarrassant des intrigants qui reconstituaient l'aristocratie sur les débris du despotisme ».

Les lettres signées « le Maire de Paris » sont de l'écriture de Pache. De lui également cette lettre saisie à son domicile, adressée aux citoyens des (35 départements, où il proteste contre les mensonges répandus sur ce qui s'est passé à Paris, le 3i mai et les deux jours suivants: « Je vous affirme que Paris n'a été ni en contre-révolution, ni même en tumulte; qu'il n'y a pas eu une goutte de sang répandu, pas un carreau de vitre cassé, qu'il n'y a pas eu de grilles à boulets rouges dans une place où ils eussent d'ailleurs été fort inutiles, et qu'enfin le drapeau blanc n'a peint paru. Celui qui annonce sciemment le contraire est un menteur et un contre-révolutionnaire. »

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