‹ Le procès Pache (extraits du dossier)Chapitre 11 sur 66 · XII LE PROCES PACHE · texte numérisé non relu

XII LE PROCES PACHE

Dans la lettre d'envoi de ces pièces, Bergoeing faisait allusion à deux dépositions signées Sagnier et Langlois et demandait à l'accusateur public s'il les avait bien reçues. Elles figurent effectivement à notre dossier. Elles sont relatives « à l'arrestation des pétitionnaires de la section Bonconseil ».

Le 5 mai 1790, ils avaient prêté serment de protéger et défendix' la Convention nationale. Sagnier était arrêté le 6 et Langlois le 19.

Sagnier protesta auprès de la Convention nationale, et celle-ci décréta que le maire de Paris rendrait compte séance tenante des motifs de son arrestation.

Loin de se conformer à ce décret, Pache lit venir Sagnier, lui dit qu'il ne reconnaissait pas ce décret, surpris par la faction, puis ordonna sa mise en liberté sans satisfaire à la loi fi).

Langlois, arrêté le 19, ne fut remis en liberté que le if^'" juin. Sa déposition nous apprend que, ce jour-là, appelé à la mairie pour être interrogé, il vit entrer Pache, Marino et plusieurs autres municipaux. Pache avait l'air sombre et abattu. Son attitude silencieuse contrastait avec les cris de rage de ses acolytes, qui maudissaient les royalistes du côté droit et exprimaient en jurant leur fureur de ce que leur coup était manqué. Pache rompit son silence pour leur dire : « que toutes les fois qu'ils

(i) Arch, nat., C, 2.54, numéro 46.3. En mai 179.3, Pactie fournit, par lettre, les explications que demandait la Convention.

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