‹ Le procès Pache (extraits du dossier)Chapitre 17 sur 66 · LE PROCES PACHE XVII · texte numérisé non relu

LE PROCES PACHE XVII

ments arrêtèrent le rapport, et, le 7 mai 1798, Cambon dit au comité et à la tribune « qu'il fallait passer l'éponge ».

L'histoire peut dire aujourd'hui que « Pache a arrête Dumouriez dans sa marche victorieuse », mais le ministre n'était responsable de sa gestion que devant la ("onvention qui le remplaça lorsqu'il eut perdu sa confiance.

Tous les griefs que Bergoeing et le Comité de sûreté générale voulurent faire revivre à rencontre du maire de Paris en Tan III avaient été formulés contre lui.

Arrestations arbitraires de personnes avant le 3i mai (Sagnier, Touchet)? Pache a justifié qu'elles n'étaient pas son fait personnel.

Assemblées illégales tenues à l'Evêchénj? La Convention a demandé des explications au ^ maire de Paris et elle a approuvé celles qu'il a fournies.

Après le 3i mai, Pache a correspondu avec les départements, a adressé des proclamations, mais sans sortir de ses attributions de maire, qu'une insurrection victorieuse,

(i) A la Convention, le i" brumaire an 111, un grand débat rétrospectif s'était élevé sur les journées des 3i mai et i"' juin 1793. Cambon avait avancé à la tribune que Pache avait été, avant le 3i mai, dans des conciliabules tenus à Charenton, en appuyant son affirmation de l'autorité de Guyton-Morveau, « qui avait la preuve entre les mains ».

Les députés détenus aux Ecossais avaient présenté la journée du 3i mai comme le résultat d'une conjuration, en ajoutant que les conjurés s'assemblaient chez f^ache.

Delmas, dans le Courrier républicain, énonçait qu'il croyait Pache chef de toutes les conspirations.

Pache somma ses accusateurs de fournir leurs preuves. Ils se tinrent cois.

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