‹ Le procès Pache (extraits du dossier)Chapitre 16 sur 66 · XVÎ LE PROCES PACHE · texte numérisé non relu

XVÎ LE PROCES PACHE

du 3i mai il écrivait : « Cannibale par peur », « le plus fourbe des anarchistes, s'il n'en est le plus imbécile ou le plus lâche. » Pache a désorganisé nos armées il a avili et outragé la Convention en protégeant les séditieux arrêtés des sections pris contre elle, 11 a dilapidé les fonds du département de la guerre ; il n'a pas rendu de comptes.

« Où sont les comptes, ces comptes que la Convention ordonna de rendre tous les quinze jours, ces comptes que le ministre devait donner en quittant son ministère?... Pache, qui n'a pas rendu compte des centaines de millions qu'il a touchés, Pache occupe la première place de Paris, et l'on met à sa disposition de nouveaux millions !

« Oui, si Roland avait commis la millième partie de tout ce qu'on peut reprocher à Pache, Roland ne serait plus. Et Pache dort paisiblement, il dort après avoir paralysé, désorganisé nos forces et causé nos désastres extérieurs! 11 dort, que dis-je ? il veille ; mais c'est pour présider une municipalité où l'on ne rend ses comptes qu'en menaçant de verser du sang (i) ».

Le mouvement est très beau : où sont les pièces qui justifient de pareilles accusations ?

Les critiques adressées au ministre de la guerre ne relevaient pas d'un tribunal.

La Convention avait nommé une commission chargée de l'examen de la conduite matérielle de Pache. Le 28 mars 1798, la Convention décréta qu'elle ferait son rapport dans trois jours (Arch. nat., C, 248). Les événe-

(i) J.-P- Drissot, député du dép.irtement d'Eure et-Loir, à ses commettanls. Bibl. nat-, Lb ^'/'„,., in-8.

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