VI LE PROCES PACHE
policière non seulement sur les étrangers (i), mais sur tous les citoyens (2).
Par la nomination de délégués pris dans leur sein, et d'accord avec le Comité de sûreté générale, ils créèrent, en avril 1793, le Comité révolutionnaire central.
Ces Comités tenaient registre de leurs délibérations et des communications qu'ils reçurent, soit du Comité révolutionnaire central, soit du Comité de salut public du département de Paris, séant au collège des Quatre-Nations (3), soit des adresses de la Société des Jacobins, soit enfin et surtout du conseil de la Commune.
On comprend donc de quelle importance pouvaient être ces registres au moment où s'instruisait le procès de la Commune. Les comités qui répondirent à l'appel du Comité de sûreté générale, ou du moins ceux dont nous avons les papiers (4), sont les suivants :
(i) Aulard, Hist . pot. de la Rév. fr., p. 35o. Cf. La pièce numéro 7 des papiers de la section Poissonnière. Les administrateurs au département de police constatent que « quelques sections ont peut-être, dans leur surveillance patriotique, traité avec trop de rigueur quelques-uns de nos frères adoptifs, et recommandent à la bienveillance hospitalière des républicains français quelques Polonais réfugiés à Paris, « victimes de la lâcheté de leur tyran, qui les a vendus à la Mégère du Nord ».
(2) Cf., le tableau rempli par le comité de surveillance de la section de l'Unité, concernant le nommé Louis-Etienne-Pie Duruissel.
(3) Six pièces à notre dossier.
(4) Pourquoi ces sections, et non d'autres r II convient de remarquer que les sections de Fontaine-de-Grenelle, de Guillaume-Tell, de Brutus, du Contrat social du Bonnet-de-la-Liberté, de l'Unité se lirent remarquer par leur zèle au moment de la réaction thermidorienne en ventôse an m. Cf. Tuetey, Rép. des sources manusc. de Pliist. de la Rér. /r., tome VIII :
Numéro 2968 (Bonnet de la Liberté).