LE PROCES PACHE V
cembre 1792 (i) : les ordres donnés pour faire tirer des places frontières les approvisionnements qui y étaient déposés, avait soulevé de violentes critiques comme « tardive et désastreuse » de la part de l'administration des subsistances militaires, supprimée par Pache et remplacée par un comité d'achats. Le souvenir de ces critiques n'était pas perdu en l'an 111, et le Comité de sûreté générale les fit revivre. Pache « cherchait par cette mesure à livrer nos places frontières à l'ennemi ». 11 fallait approfondir sa conduite et le punir des prévarications dont il sera convaincu (2).
I" Papiers des sections
La Gironde accusait aussi Pache d'avoir été la cheville ouvrière de la journée du 3i mai. Pour établir sa culpabilité, elle se fit remettre les pièces des ex-comités révolutionnaires concernant les journées des 10 mars, 3i mai, ler et 2 juin 1793 (ordre du i3 prairial an 111).
On sait ce que furent ces comités révolutionnaires à Paris. « Créés pour recevoir les déclarations des étrangers en général et s'assurer du civisme des étrangers nés dans les pays avec lesquels la République était en guerre, ils s'attribuèrent des pouvoirs généraux de surveillance
(i) Cf. Arthur Chuquet. Jemm.ippes. p. 171.
(2) Lettre du Comité de sûreté générale a la Commission des subsistances.