‹ Le procès Pache (extraits du dossier)Chapitre 62 sur 66 · LETTRE D'HÉDOIN AU PRÉSIDENT DE LA CONVENTION NATIONALE · texte numérisé non relu

LETTRE D'HÉDOIN AU PRÉSIDENT DE LA CONVENTION NATIONALE

Le 22 Prairial^ Vati 2^ de Ja République.

Citoyen président, juge après avoir lu, page jy^** du prétendu journal-libre des jacobins de Reims, n^ 2^ Prairial.

B. Lie/urrci donne communication d^une lettre qu'il a reçu d'Arfno?ivilIe dans laquelle il rend compte à ses amis de la section de la Montagne, des raisons qui l'ont déterminé à leur écrire de faire arrêter HeJoiii Poiis-Liii/o/i, sous sa responsabilité. J'ajoute que la dénonciation contre lui est restée là, mais qu'un juge, un juré et l'accusateur public lui ont dit qu'il avait bien fait de le faire mettre en arrestation. Il termine sa lettre par ces mots : « tu peux lever ceci à la société, ou le passer au comité « de la défense officieuse pour être soumis à leur censure etju- « ger du trop ou du trop peu et s'il est nécessaire ou non de le « conserver en arrestation pour le bien public. » La lettre est suivant le voeu du représentant, renvoyée au Comité de défense officieuse.

Réponse péremptoire.

B. LieuarJ, municipal gagé 3 livres par jour et le Bonnet rouge A niioiirillt' qui offre la responsabilité sont deux êtres de toute nullité et qui ne trouveraient pas caution pour 5.000 livres que me coûte mon arrestation depuis le 27 germinal. Je donne un démenti formel au représentant sur l'assertion qu'il donne au sujet de l'accusateur public qui me connaît. J'offre de plus, si la Convention m'appelle pour déposer contre Pache et Andoiiin que j'ai dénoncés à la barre le 5 germinal, le signalement complet à'Armonville.

Comme un esclave du ministre du dernier tvran vise ou arrête

les lettres à son gré, je prends le parti extraordinaire de faire charger cette lettre et j'espère de ton équité, citoyen président, que tu feras justicier le coupable ou justifier l'innocent et républicain,

Hedoix , jadis Pons-Ludon, lieutenant-colonel par décrets (sans activité).

A la belle Tour de Reims, ce 7 Prairial Je l'an 2^ de la République française, une et indivisible.

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