SCÈNE III Madame TILMANS, seule
Oh! les maris! comme je les hais!... Comme je voudrais que le feu du ciel les carbonisât jusqu’au dernier... j’en donne un à ma fille, parce que Je n’ai jamais rien su lui refuser... on me l’avait annoncé gras, à l’œil bleu, un de ces hommes qui mangent des pâtés et qui ont une voix de baryton... C’était le gendre de mes rêves... nature indécise, cotonneuse et facile â dominer... on me le livre... il y avait tromperie sur la qualité de la marchandise vendue... le baryton était un soprano inaccessible aux mamours comme à la crainte... Oh! mais, qu’il y prenne garde... J’ai ma vengeance toute prête!... s’il persiste, ehl bien, je me remarierai et il n’aura rien de moi !... Je hais les maris mais je me remarierai.
VOIX DE VAN BONBECK, dans la coulisse.
Je veux visiter l’appartement !
MADAME TILMANS.
Qu’entends-je? qu’y-a-t-il?