DU BASSON
Le plus grave des instruments à anches de l’orchestre a reçu des Italiens le nom burlesque de fagotto (au pluriel fagotti) ; mais ils le nomment aussi bassone, d’où nous avons tiré l’appellation de Basson.
Son étendue a été longtemps de trois octaves pleines, ou de ^ —
Une clef (soupape) ajoutée d’abord, lui a donné le si au grave; d’autres adaptées plus tard, ont fourni \'ut aigu, en môme temps que, coml)inées avec d’autres trous ou clefs, elles ont rendu moins défectueuses les notes graves ul et ré \? de la première octave. Nulle lacune n’existe donc plus dans son étendue de trois octaves et une seconde majeure.
Dans l’accompagnement à l’orchestre, le basson marche tantôt avec le violoncelle et la contre-basse, tantôt avec l’alto et le second violon. Il se marie fort bien aussi avec les dilférentes sortes de voix. D’un autre côté, il est la basse obligée des instruments à vent, quand ceux-ci concertent entre eux pendant un court repos des instruments à cordes.
Les chants obligés que l’on donne au basson solo se refnerment ordinairement entre
C’est alors que la clef d’ut (juatrième ligne lui est donnée, et toujours pour les mômes raisons déjà exposées. Dans cette série de sons, comprenant une dixième mineure, l’instrument a plus de mordant, comme il a aussi plus de charme.
Le caractère du basson participe de celui des instruments graves: ainsi qu’eux, il est plus triste que gaf ; ])lus propre au mystère ([ii’aux accents bruyants.
Les sons de la première octave sont d’un très bel effet dans un mouvement modéré, surtout à mesure que l’on approche du plus grave de tous, dans une progression descendante. Tout grave (ju’il est, pourtant, le basson ne manque pas de légèreté dans les traits.