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DE LA CLARINETTE

La Clarinette {Clarinctto, au pluriel Clarinetti) est, parmi les instruments à anches, le plus riche, tant par son étendue que par la qualité de ses sons, qui s’unissent si bien à la voix humaine.

Avant l’invention des nouvelles clefs (l), qui ont ôté à la clarinette ce qu’elle avait de défectueux sous les deux rajiports de doigté et de justesse, cet instrument ne pouvait affronter les gammes (jui avaient plus de deux signes altératifs (dièses ou bémols) à la clef. C’est pourquoi, au lieu de la seule clarinette en ut, dont on abaissait le diapason d'un ton cl d'un ton et demi au moyen d’un baril plus ou moins long (2), on en fil

(Ij l’ar M. Ivan Muller.

(2; l’arlic supérieure de rinslriimeiit, celle (pii reçoit le bec et l’anche qu’on y lise.

fabriquer trois de dimensions différentes, et l’on eut les clarinettes en ni, en si \? et en la. Ces deux dernières servent à diminuer, l’ime, la difficulté des gammes bémolisées; l’autre, celles des gammes diésées.

Malgré les perfectionnements ajiportés en dernier lieu à l’instrument, nous pensons que l’on doit continuer de se servir à l’orchestre des trois clarinettes. La raison est que le timbre, étant différent dans chacune, le compositeur reste maître de choisir celle qui lui paraît remplir le mieux son intention du moment. Leur étendue, quelle qu’en soit le diapason, est de trois octaves et une sixte mineure.

En voici les sons extrêmes, sans lacunes entre eux.

Cl.vp.inette en ut.

Clarinette en si b.

gya

Clarinette en la.

Passé le rè au-dessus de la portée, les sons aigus deviennent aigres et criards, et ne peuvent s’adoucii qu’à force d’art. Aussi ne les emploie-t-on que dans le solo, où l’instrumentiste est plus à même de les amenei avec adresse et de leur donner les qualités qui leur manquent.

On a donné le nom de chalumeau à la partie inférieure des sons de la clarinette, dans —

l’étendue d’une douzième environ, ou de

Ces sons ont un timbre à part, qui semble faire disparate avec ceux qui les suivent en montant; mais, employés pour des accompagnements en arpèges, ils sont d’un bon effet et quelquefois d’un utile secours.

Exemple

^ Allegro.

2® Exemple :

Le célèbre Weber a su tirer parti de ces sons du chalumeau pour des chants larges, mais qui devaient être assombris. Tel est celui de sa belle ouverture d'Oberon.

M. Reicha, dans ses admirables quintettes d’instruments à vent, a pareillement employé ces sons poui des chants posés aussi bien que pour des accompagnements en arpèges.

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