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DE LA TROMPETTE

Les Italiens donnent également à la Trompette les noms de clarino, au pluriel clarini, ou de tromba, au pluriel trombe.

.\insi ([ue plusieurs autres instruments de l’orchestre, la trompette se double, avec les désignations de. première et deuxième trompettes.

Cet instrument, de môme que le cor, n’est qu’un long tube ou tuyau métallique, replié sur lui-même, sans trous ni clefs (pii permettent de diviser la colonne d’air qu’il renferme. C’est par celte raison (|ue ces deux instruments ne font entendre qu’une série assez bornée de sons éclatants qu’on appelle naturels, par

et

(1) Auleiir du petil opéra Les Visilanâincs, Devienne jouait également bien de la Unie et dn l)asson.

(2) De I10.S Jours, M. Janconrl s’esl placé très Inuil dans l’eslime pubii(pic.

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opposition à d’autres sons sourds et ternes nommés factices, et qu’on n’obtient qu’en fermant plus ou moins le pavillon avec la main.

Pour obtenir les ])remiers de ces sons à tous les diapasons des gammes usitées, on allonge ou l’on raccourcit rinstrument au moyen de luhes mohiles de diverses grandeurs (jui s’y adaptent. C’est ce ([u’on appelle ses wri)s (Je rechange, ou, plus improprement, ses tons. [Voir l’observation.)

l.es sons naturels donnés par la trompette, les seuls qu’on emploie à rorchestre, sont les suivants :

Cc peu de sons suffit aux fanfares à deux et trois trompettes. A plus forte raison suflit-il aux notes simples et doubles de l’accompagnement à orchestre. Cette série est meme bornée, soit dans l’aigu, soit dans le grave, selon le diapason auquel est fixé la trompette, et qui peut rendre trop difficile d’exécution l’un des sons extrêmes de l’exemple donné.

En disant que ces sons émis par la trompette en ut, et à partir du sol grave, sont à l’unisson du violon, on aura le diapason des autres tubes de rechange, dont celui d’u< tient le milieu. Au nombre de douze, ces tubes mobiles sont :

\° Diapasons graves : sol, la \?, la ^ et si b ;

Diapasons intermédiaires : sih^, ut, ré \? et ré b ;

3° Diapasons aigus : mi b, mi i| , /a et sol.

.\utrefois, on avait pour l’orcbestre des trompettes courbes, c’est-à-dire que, de la branche d’emhouebure au pavillon, ses tuyaux étaient légèrement cintrés. Par cette disposition, le pavillon était abaissé et l’éclat des sons naturels fort adouci. De plus, cette forme de l’instrument rendait aisée, à ceux qui voulaient jouer le solo, la pratique des sons factices par lesquels on remplit une grande partie des lacunes qui se voient entre les sons de l’exemple précédent.

En Allemagne, les musiciens qui jouent la trompette sont en général fort habiles dans l’emploi des .sons factices. En France, non seulement on ne demande ni solos ni sons factices, mais comme le bruit est l’effet principal que l’on paraît vouloir retirer de la musicpie, de bonnes et fortes trompettes droites, dites d’ordonnance ou de cavalerie, ont été substituées aux trompettes courl)es. Il y a plus de trente ans que ce bruit a commencé, et c’est à le rendre progressif que Ton s’est appliqué depuis.

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